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mercredi, 11 septembre 2019

Tragique 11 septembre...

   ... pour l'équipe américaine (masculine) de basket-ball. Celle-ci vient de se faire sortir par la France en quart de finale de la coupe du monde organisée en Chine :

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   Aux connaisseurs le score indique que les attaquants ne furent pas à la fête durant cette partie... et donc que la victoire française est (au moins en partie) due à une défense très agressive.

   Immanquablement, les commentateurs vont évoquer les adversaires du jour des Bleus en les qualifiant d'équipe B (voire C) des Etats-Unis, tant le nombre de vedettes absentes est important. Cette équipe n'en avait pas moins remporté tous ses matchs jusqu'à présent.

   Elle avait tout de même connu deux alertes, une avant le début de la compétition, l'autre au premier tour. En août dernier, en match de préparation, l'équipe entraînée par Gregg Popovich s'était déjà inclinée (à l'issue d'un match certes sans enjeu) en Australie (94-98). Signalons que l'équipe des Kangourous est elle aussi présente en quarts de finale, contre la République tchèque. Elle est pour l'instant invaincue, ce dont les Français sont pleinement conscients, puisqu'il y a à peine deux jours, ils ont été battus (de justesse) par ces mêmes Australiens (98-100).

   Depuis le début de la compétition, si les Etats-Unis l'avaient toujours emporté, ce n'était en général pas avec les marges faramineuses de leurs aînés (40-50 points d'écart). Ils avaient même frôlé le pire contre la Turquie, en match de poule  (avec une victoire sur le fil du rasoir : 93-92, après prolongation).

   Cette défaite américaine est un événement. Cela faisait treize ans que les vedettes de la NBA n'avaient pas été vaincues en compétition officielle. A l'époque (en 2006), en demi-finale, c'est la Grèce qui avait créé la surprise, avant de s'incliner devant l'Espagne de Pau Gasol en finale.

   Ceci dit, en coupe du monde, même après l'arrivée des vedettes de NBA (dans les années 1990), les résultats de l'équipe nationale n'ont pas toujours été au niveau des attentes. Si les Etats-Unis ont remporté la compétition à trois reprises (en 1994, 2010 et 2014), ils ne sont pas arrivés au bout en 1998 (battus par la Russie en demi-finale), 2002 (éliminés par la Serbie-Monténégro en quart, après avoir été déjà battus par l'Argentine en phase de poules) et 2006. Il semble que la coupe du monde soit prise moins au sérieux que les JO. Rappelons tout de même que le fiasco de 2002 s'était déroulé... aux Etats-Unis (donc à domicile).

   Aux Jeux olympiques d'été, les résultats des équipes composées de vedettes de la NBA sont plus probants : depuis 1992, ils ont remporté la médaille d'or à chaque édition, sauf en 2004, à Athènes. En phase de poules, les Etats-Unis avaient subi la loi de la Lituanie et de Porto Rico, avant de se faire battre en demi-finale par l'Argentine de Ginobili, futur vainqueur de la compétition.

   Je suis prêt à parier que la gifle administrée par l'équipe de France va inciter nos amis d'outre-Atlantique à envoyer une équipe plus fringante l'an prochain à Tokyo, d'autant que, parmi les sponsors des vedettes de NBA figurent des annonceurs très impliqués dans le succès des Jeux olympiques d'été...

   Quoi qu'il en soit, bravo aux joueurs français et bon vent pour la suite !

samedi, 27 juillet 2019

Rodez en Ligue 2, chapitre 1

   Hier vendredi et aujourd'hui samedi se sont déroulés neuf des dix matchs de la première journée de Ligue 2 masculine de football. Pour Rodez, c'était le baptême du feu... à Toulouse, au stadium, même si, pour la chaîne Eurosport, ce n'est pas aussi clair :

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   Mais, pour les joueurs du club ruthénois, l'essentiel était de réussir cette entame de saison, dans un lieu certes éloigné du camp de base de l'équipe, mais incontestablement un beau stade et devant un public chaleureux, bien que clairsemé.

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   D'après les données provisoires mises en ligne par la lfp (ligue de football professionnel), la rencontre Rodez-Auxerre n'arrive qu'en huitième position (sur neuf) en terme d'affluence, avec 2 727 spectateurs, pour une moyenne (de la journée) de 6 422, allant de 2 557 (pour Clermont-Châteauroux) à 17 731 (pour Le Mans-Lens). L'affluence toulouso-ruthénoise n'a rien d'indigne, même si elle est très nettement au-dessous de la moyenne des matchs de la saison passée (6 845 personnes). Du côté ruthénois, on espère que ce bon début, cumulé au retour prochain dans un stade Paul-Lignon refait à neuf, permettra de doubler (au moins) le nombre de spectateurs (sans pour autant atteindre la moyenne de Ligue 2).  En National, le RAF attirait en moyenne 2 000 à 3 000 personnes, avec quelques pointes à 5-6000. A suivre donc.

   P.S.

   Cerise sur le gâteau : c'est l'attaquant ruthénois Ugo Bonnet qui a inscrit le premier but de la saison (à la première ou deuxième minute, selon les sources), devançant de peu l'Ajaccien Gaëtan Courtet (qui a ouvert le score à la cinquième minute).

samedi, 19 juin 2010

Un voyou dans une équipe de mafieux ?

   Je vais bien sûr causer des propos attribués au footballeur Nicolas Anelka, mis en exergue par le quotidien sportif L'Equipe. Tout d'abord, je vais me répéter, mais je persiste à penser que les joueurs de l'équipe de France sont dans l'air du temps sarkozyste.

   En effet, si les propos qui lui sont prêtés sont confirmés, on peut affirmer que son "Va te faire enculer, sale fils de pute" n'est qu'un digne prolongement du "Casse-toi, pauv' con" présidentiel. Le buteur du championnat anglais et notre chef de l'Etat partagent aussi l'amour de l'argent et des belles choses qui vont avec, ce qui a conduit Anelka, tel un vulgaire Johnny Hallyday, à tenir des propos peu amènes pour la France.

   Reste que le footballeur a manqué de respect à un entraîneur qui semblait auparavant avoir plutôt ses faveurs. En l'insultant devant ses coéquipiers, il a contribué à la décrédibiliser, alors que l'équipe va déjà mal. Un esprit mal intentionné pourrait voir dans cet incident la résurgence du passé banlieusard de Nicolas Anelka. La vedette (et ses deux frères, qui veillent jalousement sur sa carrière), qui a de surcroît refusé de s'excuser, a adopté un langage et un comportement plus "dignes" d'une "racaille" que d'un modèle pour la jeunesse.

   Notons toutefois que, s'il ne nie pas l'altercation, le joueur conteste l'exactitude des propos rapportés par L'Equipe. Peut-être sa colère est-elle tombée... ou peut-être a-t-il pris conscience de l'indignation soulevée par ses injures. Qui sait si les contrats publicitaires en jeu ne l'ont pas aussi incité à faire preuve de plus de modestie... (On remarque que le joueur de Chelsea, club dont le propriétaire est l'oligarque russe Roman Abramovitch, a réservé l'exclusivité de ses premières déclarations au quotidien français France Soir, passé sous la coupe d'Alexandre Pougatchev, fils d'un autre oligarque surnommé "le banquier de Poutine"...)

   En tout cas, on ne peut pas dire que le capitaine de l'équipe de France (elle-même divisée en clans) ait laissé tomber son coéquipier. Au lieu de dénoncer les insultes, il s'en prend à un hypothétique "traître". En gros, les joueurs et le staff auraient dû garder le silence sur l'altercation, respectant une sorte d'omerta ! On nage en plein délire ! On se rend compte à quel point les "valeurs" des sportifs qui sont censés représenter la France ne sont pas celles des citoyens de base.

   Dans cette affaire, les plus à plaindre sont les joueurs qui ont envie de "mouiller le maillot", sans faire de chichi, et qui sont sous la coupe des forts en gueule, supposés être les meilleurs ou les plus exemplaires.