mercredi, 30 décembre 2009
Les films que j'ai le plus kiffés en 2009
Voilà donc venu le moment de livrer le palmarès qui déchire sa race... le mien ! Comme je suis assez grand public, j'ai aimé beaucoup de films cette année, pour des raisons différentes. Mais, laissons là les présentations et passons à l'essentiel.
- Meilleur film optimiste : Slumdog millionaire
- Meilleur film dépressif : Mary et Max
- Meilleur film religieux : Soeur Sourire
- Meilleur film anticlérical : Religolo
- Meilleur film anticapitaliste : Louise Michel
- Meilleur film grolandais : Toto qui vécut deux fois
- Meilleur usage de la crasse à des fins politiques : Hunger
- Meilleur toilettage cinématographique : Departures
- Meilleure animation barge : Des Idiots et des anges
- Meilleure chronique douce-amère : Le Sens de la vie pour 9,99 $
- Meilleur film de djeunses : Lascars
- Meilleur film de vieux cons : Là-haut
- Meilleur film de vieux : L'Etrange Histoire de Benjamin Button
- Meilleur film de pique-assiette : J'irai dormir à Hollywood
- Meilleur film hollywoodien sur la Seconde guerre mondiale : Les Insurgés
- Meilleur film de guerre : Démineurs
- Meilleur film antisoviétique : Katyn
- Meilleur film roumain : Au diable Staline, vive les mariés !
- Meilleure analyse de la naissance du totalitarisme : La Vague
- Meilleur film aquatique : Welcome
- Meilleur film raciste : Gran Torino
- Meilleur film antiraciste : Amerrika
- Meilleur film de Tarlouze : Brüno
- Meilleur film de pétasse : The September issue
- Meilleur film de gonzesse : Tulpan
- Meilleure comédie de mœurs : Romaine par moins 30
- Meilleur film de jouisseur : Hôtel Woodstock
- Meilleur film musical : Good Morning England
- Meilleur documentaire ruraliste : Dernière saison - Combalimon
- Meilleur film climatique : Frozen River
- Meilleur polar : Dans la brume électrique
- Meilleur Western : The Proposition
- Meilleure satire politique : In The Loop
- Meilleur film d'anticipation : District 9
- Meilleur film de divertissement : Avatar
Et voilà ! Les curieux pourront consulter mes florilèges 2006, 2007 et 2008.
20:26 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, cinema
lundi, 28 décembre 2009
Good morning England !
J'ai mis du temps à voir ce film, en version originale sous-titrée, bien sûr. (Il faudra que les directeurs de cinéma finissent par comprendre que, dans certains cas, il est inutile de programmer certains films dits "art et essai" en version française : le public ne vient pas les voir.)
Evidemment, la zique est bonne, plus variée que ce à quoi je m'attendais... et telle qu'on ne peut désormais l'entendre régulièrement que sur Nostalgie, RFM ou RTL 2, le soir, chez Francis Zégut.
C'est drôle, parfois même hilarant. Le film joue d'abord sur le comique de situation. Il y a un évident contraste entre le puritanisme ambiant (avec un excellent Kenneth Brannagh en ministre hyper coincé), au Royaume-Uni, dans les années 1960, et l'appétit de jouissance d'une jeunesse (mais aussi des plus âgés) qui cherche à tout pris à se démarquer de ses aînés.
A ce sujet, on peut saluer la relative subtilité du scénario, qui souligne bien la diversité des aspirations des personnages. Beaucoup de ces jeunes hommes recherchent avant tout un amour viable, les autres se contentant de tirer leur coup. De graves questions se posent concernant la fidélité... et le comportement des parents, le summum étant atteint quand le petit dernier découvre que sa mère est une folle du cul, qui n'hésite pas à se taper des jeunots de l'âge de son fils !
C'est aussi très réussi visuellement. Le bateau-radio forme une sorte de cocon de plaisir, coupé du monde des adultes à la fois symboliquement et matériellement (puisqu'il est ancré très au large des côtes britanniques). L'un des personnages (brillamment interprété par Philip Seymour Hoffman), le seul Américain de cette bande de mecs (à laquelle s'ajoute une homosexuelle... tout cela frise la phallocratie), semble être le porte-parole du réalisateur : il pense qu'il vit là une sorte d'âge d'or (de la radio, de la musique... et peut-être du sexe) et que bientôt tout cela va être formaté. Même s'il y a un fond de vérité (il suffit de regarder ce que sont devenues les radios musicales aujourd'hui), je n'ai pas pu m'empêcher de penser que c'était là limite un point de vue de "vieux con".
A propos du fonctionnement de la radio, supposée "libre" (du pouvoir politique certes, mais pas du reste), il manque la description de la place de la publicité. Celle-ci ne joue qu'un rôle secondaire, alors qu'elle est aujourd'hui déterminante dans le fonctionnement de la bande FM en particulier. C'est la limite du film, qui se veut à la fois témoignage et divertissement, mais pas analyse critique.
12:40 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, cinema

