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mercredi, 02 janvier 2008

Et ton Palm, Arès ?

   Comme ça, au débotté, je vais vous jeter à la figure mes fulgurances cinématographiques de 2007.

Meilleure apologie du sado-masochisme chez les minorités opprimées : Apocalypto

Oscar du film le plus économe en dialogues inutiles (merci !) : Le Grand Silence

Meilleur film des années 1950 sorti en 2007 : The Good German

Meilleur documentaire sur ceux qui n'ont aucune envie de se faire "buter jusque dans les chiottes" : Itchkéri Kenti

Meilleur oscar mérité : La Vie des autres

Meilleur film de beauf moderne : Hypertension

Meilleur film fascisant : 300

Meilleure réflexion sur la condition de l'homme contemporain : Norway of life

Meilleur conte : 10 canoës, 150 lances et 3 épouses

Meilleur film aquatique : Agua

Meilleur film d'un membre de la famille Miyazaki : Les Contes de Terremer

Plus belle mise en scène d'une histoire d'amour entre deux adultes pas crétins : Le Vieux Jardin

Meilleur film de branleur : Irina Palm

Meilleur film tarantinesque : Boulevard de la mort

Meilleur film d'animation : Persepolis

Meilleur film-vérité : Le Scaphandre et le papillon

Meilleure apologie de la philanthropie au cinéma : La Colline a des yeux 2

Meilleur "biopic" : L'Avocat de la terreur

Meilleur film d'action : Die hard 4

Meilleur vaudeville : 2 Days in Paris

Meilleur film culinaire : Ratatouille

Meilleur film de propagande cubaine : Sicko

Meilleure comédie dramatique : Ceux qui restent

Meilleur film judiciaire : Le Dernier Voyage du juge Feng

Meilleure comédie britannique : Joyeuses funérailles

Meilleur film social britannique : This is England

Nanard pour puceaux de l'année : SuperGrave

Putain de film d'action politique : Le Royaume

Meilleur film médical : Saw IV

Meilleur Disney : Il était une fois...

Prix spécial de la meilleure utilisation des logiciels de traitement de l'image : Ce que mes yeux ont vu

20:55 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma

Le prince Ahmed

   C'est un film d'animation un peu particulier. Tout d'abord parce qu'il date de 1923. (C'est l'époque phare de l'expressionnisme.) C'est de plus un film allemand, réalisé par une femme, Lotte Reiniger. De surcroît, les images sont constituées d'ombres chinoises (avec des personnages découpés dans du papier et articulés).

   Vous allez me dire, c'est bien beau tout cela, mais que dire du résultat ? Eh bien, c'est un charmant conte de fées (de sorciers plutôt), inspiré des Mille et une nuits (on y croise Aladin). Les petits apprécieront le merveilleux, la fin heureuse (les héros parviennent quand même à surmonter les difficultés rencontrées). Les moins jeunes goûteront l'accompagnement musical (d'époque), le soin apporté aux découpages.

   Hanna Schygulla est la narratrice (discrète). Le film dure 1h05.

16:25 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma

lundi, 31 décembre 2007

Je suis un cyborg

... Naaan, pas moi, voyons ! Une ravissante Sud-Coréenne, qui s'imagine, dans le dernier film de Park Chan-wook, qu'en mettant la partie supérieure du dentier de sa mémé dans la bouche, elle peut communiquer avec les équipements électriques. Elle parle aux néons, au distributeur de boissons et qu'est-ce qu'elle suce !... des piles, menfin ! Bande d'obsédés !

   Il ne faut surtout pas rater le début de cet ovni, vraiment emballant. Après, on est parti pour 40 minutes de gentil délire : l'héroïne se retrouve chez les dingues, croise sur sa route un garçon un peu fêlé lui aussi, mais avide d'aider son prochain. Le tout est de savoir s'il va parvenir à la guérir... et à nouer avec elle une relation amoureuse.

   Vers la moitié du film, cela commence à tourner un peu à vide. Malgré la grande inventivité visuelle (c'est le réalisateur de Old boy, tout de même ! On le retrouve bien avec ces séquences qui voient l'héroïne flinguer avidement le personnel d'encadrement de l'établissement), on s'ennuie un peu, avant que la dernière demi-heure ne relance l'intérêt.

   Derrière ce qui semble n'être que l'étude d'une historiette médicale se profile un traumatisme juvénile. Le réalisateur a voulu traiter de ces vies brisées, qui finissent parfois en institution. Chaque "grand malade" a droit à son petit moment de gloire dans le film. Ils ne sont pas vus comme des bêtes de cirque. De ce point de vue, le début du film est faussement trompeur.

20:10 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma