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vendredi, 23 décembre 2011

Auriez-vous fait mieux que lui ?

   C'est un procédé un peu facile, mais, après tout, quand on est ministre, on doit s'attendre à se faire interroger sur son (supposé) domaine de compétence... et il convient d'être particulièrement vigilant quand on se rend sur un plateau de télévision, surtout si certains des animateurs de l'émission ont une réputation (usurpée ou pas) de relative impertinence.

   La mésaventure dont il est question fait du bruit sur la Toile depuis un petit moment déjà, puisque l'incident a eu lieu en février dernier. Mais les déboires récurrents du monde agricole, ainsi que les sacrifices de plus en plus importants imposés par le gouvernement à une partie de la population française donnent encore plus de relief à ce qui s'est passé il y a plus de six mois de cela.

   Le héros malgré lui est Bruno Lemaire, ministre de l'Agriculture (de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du territoire... n'en jetez plus !), une étoile montante de la galaxie UMP. Son parcours scolaire a de quoi éblouir, puisqu'il est à la fois normalien (un vrai de vrai, lui) et énarque... comme Alain Juppé et Laurent Fabius avant lui. (Il aurait d'ailleurs été reçu premier à l'agrégation de Lettres modernes, comme le futur dirigeant socialiste.) C'est donc "une tronche", comme on dit. Mais, à l'image de ses illustres prédécesseurs, c'est peut-etre aussi une nouvelle illustration de l'intellectuel de bureau, certes brillant, mais coupé des réalités.

   Invité du Grand Journal, sur Canal +, il fut soumis par Ariane Massenet à un questionnaire typiquement agricole, sous les yeux d'un agriculteur qui, bien que très respectueux, a eu du mal à ne pas laisser paraître son désabusement. Voici ce qui lui a été demandé :

1) A quelle époque ramasse-t-on les poires ? (J'aurais répondu durant l'été, puisque, dans mes souvenirs d'enfant, c'était durant les grandes vacances que l'on faisait cela dans ma famille.) Le ministre s'est emmêlé les pinceaux : au départ, il a dit qu'on en mangeait à l'époque de l'émission (en février)... avant de parler du mois de septembre, ce qui n'est pas tout à fait faux.

 

2) Quelle est la race de cette vache ?

Lemaire vache.jpg

   Pas facile... Lemaire a répondu "une Limousine". (Pensait-il à sa voiture de fonction ?). Vu de loin, la tête peut en effet ressembler à celle-ci :

Lemaire vache 2.jpg

   Ce n'était évidemment pas une Aubrac non plus. C'était une Blonde d'Aquitaine (que l'on a peut-être l'habitude de voir avec une robe blanche). Honnêtement, je me serais trompé. D'ailleurs, le paysan présent sur le plateau (Pierre Priolet, un arboriculteur dont les coups de gueule ont fait naguère le bonheur des médias) a reconnu qu'il y avait une ressemblance. Je pense qu'il n'a pas dit cela que pour sauver la mise de son ministre.

 

   3) Comment s'appelle cet engin ?

Lemaire engin.jpg

   Le ministre a répondu que cela ressemble à un tracteur... et il n'avait pas tort. C'est donc un enjambeur (et même un tracteur-enjambeur). J'en avais déjà vu, mais je ne connaissais pas le nom. Observez bien comment Bruno Lemaire essaie de faire oublier sa méconnaissance (bien compréhensible dans ce cas). Regardez en particulier comment il positionne son bras gauche. On sent bien que le ministre tente de reprendre le contrôle.

 

   4) Quel est ce cri d'animal ?

   Ce n'était pas facile-facile, mais bon, quiconque a passé un peu de temps dans une basse-cour peut émettre une hypothèse. Bruno Lemaire n'a même pas eu à le faire, l'agriculteur présent sur le plateau ayant court-circuité la question. (Serait-il adhérent à la FNSEA ?) L'animatrice a donc fait entendre le cri d'un dindon. Mais le meilleur était pour la fin :

 

   5) Qu'est-ce qu'un hectare ?

   Alors là, j'ai été sidéré que le ministre ne sache pas... et qu'il ose essayer de s'en sortir par la sempiternelle réflexion "j'ai jamais été doué en maths". Pitoyable ! Il n'a pas fait mieux que son ancien collègue de gouvernement Xavier Darcos (agrégé de Lettres classiques, comme Alain Juppé), lui aussi piégé par Ariane Massenet lors de son passage sur Canal + en 2008.

   Au final, je ne pense pas qu'on doive attendre du ministre de l'Agriculture qu'il sache répondre à toutes ces questions... mais quand même, il s'est planté quasiment partout ! C'est énorme !

   Je termine par une remarque sur l'expression de l'animatrice, pas très relevée :

- "A quelle époque on ramasse les poires ?"

- "La race de cette vache ? " (Admirez la formulation de la question.)

- "Un hectare, c'est quoi ?" (De surcroît, on attend une réponse "en mètres"... carrés, bon sang !)  

dimanche, 11 décembre 2011

Retour sur la "Normalitude" d'Yves Censi

   J'ai effectué des recherches complémentaires à mon billet de vendredi. Nombre de résultats sont sans intérêt... mais, à l'occasion, on peut tomber sur une pépite.

   J'ai ainsi découvert que le "demi-mensonge" d'Yves Censi remonte au moins à la fin 2009, comme on peut le constater sur le bulletin d'information n°6 de l'UDAIO (une association d'insertion de l'Oise), où l'on trouve ceci, page 6 :

UDAIO 2009-2010.jpg

   Le formule "Normalien de formation" devrait être réservée aux anciens lauréats de l'un des concours. Mais, quand on a réussi à y suivre quelques cours de DEA, on peut tenter de plaider la bonne foi... On notera qu'Yves Censi était glabre à l'époque.

   Tel n'est plus le cas dans le document de présentation du "Forum des décideurs" 2010, où l'on peut le voir, page 4, moins rigoureux quant à la gestion de sa pilosité faciale (la photographie est la même que celle qui figure sur son profil "Fessebouc") :

Forum des décideurs 2010.jpg

   Son cursus est présenté de manière inversement chronologique. C'est l'antépénultième mention qui concerne son passage à l'ENS, ici correctement décrit dans le cadre d'un DEA. Lui aurait-on -discrètement- demandé de ne plus se présenter comme "Normalien de formation" ?

   En tout cas, en 2002, il n'était pas du tout question de la prestigieuse école dans la plaquette du candidat à la députation (oui, je l'ai gardée !) :

Censi-Raynal 2002.jpg

   Le tract mentionne la scolarité à Rodez, suivie d'études "de droit et de gestion", après lesquelles le candidat s'est lancé dans la vie active. Il n'est pas (encore) question de l'ENS d'Ulm. Certains diront que l'outrecuidance vient parfois avec l'âge. D'autres méchantes langues suggèreront qu'une telle référence n'était pas de mise pour conquérir la modeste première circonscription aveyronnaise...

   Vous avez sans doute remarqué que, de ce document, je n'ai pas gardé que les informations concernant le futur député. Son suppléant n'a d'ailleurs pas changé depuis : il s'agit toujours d'André Raynal, un agriculteur maire de Cantoin (jolie et paisible commune de la pointe nord du département)... depuis 1983 ! (Pour les plus jeunes : sachez qu'il a été élu la même année que papa Censi à la tête de la mairie de Rodez.)

   Mais pourquoi diable ai-je cru nécessaire de pointer le fait que le suppléant se présentait comme gaulliste ? Cela n'a rien de déshonorant, bien au contraire... et, de surcroît, je préfère les personnes qui affichent clairement leurs convictions plutôt que les "sans étiquette" qui cherchent surtout à emberlificoter les électeurs.

   C'est parce que lorsque j'ai effectué une recherche de base sur le suppléant d'Yves Censi, les résultats ont été surprenants. En voici un qui n'a pas manqué de m'interpeller :

politique,ump

   Je l'ai trouvé sur un site consacré aux mairies de France... qui n'en est qu'à sa version bêta, ceci expliquant peut-être cela ! C'est d'autant plus étonnant qu'en approfondissant un peu la recherche, on finit par découvrir que le maire de Cantoin fait partie des milliers (dont 84 Aveyronnais, l'un d'entre eux -celui de Belcastel- s'étant rétracté) qui ont signé une pétition anti-PaCS, ce qui n'en fait pas un proche du parti (le PS de Lionel Jospin) qui a fait voter la loi instaurant ce type de contrat.

   D'une perle du Net à l'autre...

vendredi, 09 décembre 2011

Comment ne pas se moucher du pied

   La manière dont chacun se présente sur les réseaux sociaux est révélatrice de certains traits de personnalité. Récemment, me connectant à "Fessebouc", je me suis vu proposer de me rapprocher de certaines personnes aveyronnaises (ben oui, je suis un peu aveyronnais sur les bords). Par curiosité, je commence à faire défiler la liste (assez longue) des contacts qui me sont proposés. Voici ce sur quoi je suis tombé :

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   Un détail m'a sauté aux yeux : le député Yves Censi se présente essentiellement comme un ancien de l'Ecole Normale Supérieure d'Ulm, sorte de temple des études classiques à la française.

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   La même information figure sur son profil, dans une série de références où l'on commence à subodorer comme une supercherie. Sa référence normalienne devient un simple "Troisième cycle".

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   (Admirez la bibliothèque aux étagères garnies de livres à l'arrière-plan...)

   On en apprend davantage sur le site internet de l'élu parisiano-aveyronnais. Il a suivi un DEA de Sciences sociales à l'EHESS (l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, un autre temple de la culture universitaire française) et à l'ENS d'Ulm.

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   Pour le vulgum pecus, la différence paraît être de nuance. Pas pour qui connaît un peu le fonctionnement de l'enseignement supérieur français. Les normaliens, les seuls, les vrais, sont les étudiants qui ont intégré l'ENS après une classe préparatoire (post-bac) en deux ans (hypokhâgne puis khâgne) et la réussite à un concours extrêmement sélectif.

   Tel n'est point le parcours d'Yves Censi. Après le baccalauréat, il a commencé à user ses fonds de culotte estudiantins sur les bancs de l'ESC de Clermont-Ferrand (aujourd'hui classée dans les "valeurs sûres"... comprendre au-dessous des établissements d'élite et des "incontournables"). Ensuite, dans le cadre de son cursus de Troisième cycle (tout à fait honorable), il a suivi des cours à l'ENS, dont il n'a pas été "pensionnaire".

   Mais  bon, vous savez ce que c'est, en France, on fait baver de jalousie en partie grâce à son cursus scolaire. Yves Censi a réussi de belles études. Il n'était nullement besoin d'y ajouter ce demi-mensonge : il n'est pas normalien. Son orgueil s'en remettra-t-il ?

samedi, 08 octobre 2011

Du gros, du land... du Groland !

   L'émission du samedi 8 octobre foisonne de trouvailles. Après un rapide hommage à feu Steve Jobs, on démarre par un reportage de Gustave de Kervern, qui a trouvé quelqu'un capable de prédire sans risque d'erreur le résultat de la primaire socialiste :

08 10 2011 Primaires.jpg

   On continue avec un entretien avec l'épouse (enceinte) du président du Groland, Carlita, qui raconte par le détail combien son cher et tendre est expert en botanique... ta mère !

   Le coeur de l'émission est occupé par un fait divers, lié à la chasse. Les amateurs verront comme une parenté avec le célèbre sketch des Inconnus, où il est question de galinette cendrée. Mais l'équipe de Groland pousse le bouchon encore plus loin...

   Vient ensuite une page culturelle, qui traite du changement de dessinateur de la BD Astérix. Un Grolandais serait pressenti, dont le talent paraît évident :

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   Lui succède un sujet de société : doit-on ou non bannir le terme de "mademoiselle" du français courant, pour cause de sexisme ? C'est une nouvelle recrue du journal, Elsa Barrère, qui s'y colle, avec un tact et une délicatesse qui n'ont rien à envier à ceux de ses collègues masculins...

   On passe alors à un peu de théâtre, avec une nouvelle étoile montante de la scène francophone : Johnny.

   Arrive enfin Michael Kael, qui s'est penché sur le phénomène Autolib', auquel, à la stupeur générale, il adhère complètement, pour des raisons très particulières...

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   Le ton devient encore plus sardonique avec le sujet consacré à la musique industrielle et à ses procédés de fabrication. Cela nous mène à un petit jeu : sur l'image suivante, où se trouve le seul véritable chanteur ?

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   Que l'on se rassure : l'équipe de Groland ne se laisse pas toujours happer par la facilité. Ainsi Francis Kuntz semble avoir beaucoup payé de sa personne pour enquêter, de manière approfondie, sur l'affaire DSK :

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   Un peu plus loin, on découvre aussi, en avant-première, quelques images d'un film consacré à un homme de médias des plus connus, Patrick Poivron-d'Accord (soupçonné de plagiats) : L'Homme qui pompait celle qui le pompait.

   Si toutes ces émotions vous ont donné soif, la fine équipe de Canal + vous propose de l'étancher avec une nouvelle boisson d'origine animale :

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dimanche, 02 octobre 2011

"Groland.con" et les affaires DSK

   C'est d'abord dans l'émission du 24 septembre dernier qu'il a été question du priapique ancien directeur général du FMI. Michael Kael y était censé interroger Tristane Banon... et se comportait de manière particulièrement peu élégante :

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   Cela conduisait le reporter de l'impossible à s'excuser à l'antenne, à la manière de DSK lors de son entretien promotionnel avec Claire Chazal sur TF1.

   Sans trop m'étendre dessus (!), je veux juste dire qu'il est hypocrite de sa part de parler de "faute morale". En effet, comme DSK nie le viol (et le rapport tarifé), la relation sexuelle serait donc un simple adultère. Il ne serait donc "coupable" que d'avoir trompé son épouse Anne Sinclair. C'est là un gros mensonge : on sait depuis des années que le couple est assez libre (surtout DSK). Ce n'est donc pas la première fois qu'il trompe son épouse... et ce n'est pas non plus la première fois qu'il a une attitude plus qu'ambivalente avec une femme.

   Les curieux pourront lire avec profit Sexus politicus, qui révèle quelques exemples (anciens ou récents) de relations ambiguës nouées dans la sphère politico-médiatique... dont on se garde bien d'informer les électeurs, alors qu'elles jouent un rôle sous-jacent.

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   (Le chapitre 3 de la septième partie est intitulé "L'affaire DSK".)

   Un autre mensonge est l'utilisation qu'il fait du rapport de Cyrus Vance. Celui-ci n'innocente pas du tout DSK. Je l'ai déjà écrit et c'est aussi évident dans l'esprit des journalistes du Monde qui se sont penchés sur l'affaire Nafissatou Diallo. Cela apparaît au détour de plusieurs articles, ainsi que dans l'entretien accordé par l'avocat de DSK, William Taylor. Dans la version papier, l'une des questions posées par Marion Van Renterghem est particulièrement révélatrice :

"Comment expliquez-vous qu'une relation de neuf minutes [au maximum, compte tenu des informations transmises par le pass de la femme de ménage], dont M. Strauss-Kahn a dit lui-même qu'elle n'était pas tarifée, et alors qu'il est établi que les deux protagonistes ne se connaissaient pas, puisse être consentie ?"

   L'avocat semble un peu embêté. La solution serait de donner la version de DSK de ce qui s'est passé dans la chambre (il se contente de dire ce qui, selon lui, ne s'y est pas passé). Voici ce qu'il déclare :

"Nous avons décidé de ne pas parler de ce qui s'était passé dans la chambre. Nous n'y dérogerons pas."

   Pour moi, la seule raison qui pousse la défense à ne pas s'exprimer là-dessus est la prudence : toute affirmation de DSK serait soumise à la critique...et risquerait de relancer les poursuites !

   Ajoutons que, dans son intervention sur TF1, DSK s'en est pris à L'Express, qui a publié le rapport médical, dont les conclusions ne sont pas tranchées. Nafissatou Diallo a bien des traces sur le corps, mais ont-elles été provoquées par l'agression qu'elle dénonce ? Le directeur de la rédaction de l'hebdomadaire, Christophe Barbier, a rapidement répondu à Dominique Strauss-Kahn.

   Mais revenons à Groland.con. L'émission du samedi 1er octobre traite du cas DSK en deux occasions. Il y a tout d'abord le reportage de Gustave de Kervern, qui, n'écoutant que son courage, s'est placé sous les fenêtres de l'appartement parisien du hiérarque socialiste :

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   La fine équipe en tire une conclusion pertinente sur l'état de santé de DSK. Je vous laisse imaginer laquelle...

   Enfin, le rappel (bidon) des titres est l'occasion d'évoquer un mini-documentaire tentant d'expliquer aux enfants la tentative de viol dont DSK serait l'auteur sur Tristane Banon :

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   PS

   Décidément, le travail d'une femme de ménage dans un grand hôtel semble l'exposer à bien des avanies. Tout récemment, ce sont trois joueurs de rugby anglais qui, en Nouvelle-Zélande, se sont comportés comme de gros beaufs : ils se sont amusés à subtiliser le talkie-walkie de l'employée, lui ont fait des propositions "indécentes"... mais la dame a pris un avocat !

 

   PS II

   Cette histoire a été pour moi l'occasion de perfectionner ma connaissance de la langue de James Cameron. Dans l'article du Sunday Mirror, il est question d'un "Aussie kiss" que l'un des joueurs demande à la femme de ménage de lui prodiguer. Ce "baiser australien" est une autre manière de désigner la fellation... On reconnaît bien là le sens de l'euphémisme de nos amis anglais, qui savent allier grivoiserie et rigueur géographique ! (Ben oui, l'Australie, c'est "en bas"... mais pas tout en bas !)

jeudi, 29 septembre 2011

Le retour de Laurent Baffie

   Il s'est produit sur Rires et chansons. L'émission a le même titre qu'auparavant : "C'est quoi ce bordel ?" (elle a notamment contribué à lancer la carrière de la l'auteure-compositeure-interprète atypique GiedRé) et l'équipe semble avoir peu changé (à une exception notable, Julie, restée sur Europe 1... mais présente à la Première).

   La reprise, c'était dimanche 25 septembre, à 11 heures. (On peut aussi réécouter la chose sur le blog de Baffie.) On retrouve les rubriques qui ont fait la popularité de l'émission, avec ces auditeurs qui font des pieds et des mains (et surtout les cons) pour gagner un cadeau, d'autres qui se font bien "bâcher" par l'animateur, espérant avoir le droit de poser une question à l'un des invités.

   Côté humour potache, j'aime ces petites phrases enregistrées, balancées totalement hors contexte par l'animateur. Je kiffe aussi tout ce qui est pipi-caca ! (Mais je vous laisse découvrir...) Un des autres bons moments est la confrontation des invités avec leurs homonymes.

   Ce dimanche, Baffie a essuyé les plâtres avec un de ses bons potes, Daniel Russo (son inoubliable partenaire dans ce bijou méconnu : Les Clés de bagnole), mais aussi Samuel le Bihan et Thierry Frémont. L'un des fils rouges de l'émission est la "mise en route" de la nouvelle co-animatrice, Maryse, une mamie (qui a travaillé jadis avec Coluche, dixit Julie... serait-ce l'épouse de Philippe Gildas ?) qui va devoir apprendre à gérer -avec tact, délicatesse et flagornerie- les grossièretés comme les incongruités du patron de l'antenne.  

   Vers la fin, on joue à "Passe-moi l'autre con"... un grand moment de radio !

23:17 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : médias, actualité, humour

dimanche, 18 septembre 2011

Le régime de rentrée de "Groland.con"

   L'émission diffusée samedi 17 septembre était particulièrement riche en réflexions de haute tenue. Cela a commencé par un sujet sur le 11 septembre 2001 (Moustic s'est emmêlé les pinceaux sur l'année), s'achevant par un cri du coeur du président de la présipauté : "Pas de fout-la-merde au Groland !"

   Ensuite, le stagiaire le plus vieux du monde, Francky Ki, nous a proposé un reportage passionnant sur "le labo du grand con", un endroit dédié à l'amour des pauvres...

   Puis est venue une page culturelle, cinématographique même, consacrée à la sortie quasi simultanée et confraternelle de deux nouvelles versions de La Guerre des boutons. Il est sans doute plus intéressant de visionner un entretien accordé par Yves Robert au moment de la sortie de son adaptation du roman de Louis Pergaud, en 1962.

   On a enchaîné ensuite avec la revue de presse de la présidentielle française... façon Groland. Excellent !

   Enfin est venu Michael Kael, avec une exclusivité : la preuve qu'avec l'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, les livraisons de valises de billets d'Afrique ont cessé. Je vous laisse imaginer le type d'argument qu'il a utilisé :

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   Autre vedette du "jité" grolandais, Francis Kuntz nous a ensuite donné son sentiment sur Fukushima et le reste de l'actualité... avec le sens des priorités éthiques qu'on lui connaît.

   Moins riant, un sujet a été consacré à un secteur frappé par la crise et lié à l'essor des télévisions à écran plat :

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   Et puis est arrivé le docteur Pi, toujours plein de bon sens. Il nous a gratifié de conseils pertinents pour retrouver une ligne "normale". Pour cela, il convient de prendre soin de son ventre... à l'aide de beurre :

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   Pour la poitrine, l'éminent praticien à la main leste recommande plutôt la crème fraîche :

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   Enfin, un peu à la surprise générale, pour les fesses, il a puisé dans la gastronomie sarthoise :

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mercredi, 14 septembre 2011

Arnaque sur la Toile, suite

   Cette fois-ci, les escrocs n'ont pas tenté, comme en juillet dernier, de se faire passer pour des employés de SFR, mais pour ceux d'EDF (cela se répand, semble-t-il) :

société,économie

   Je vous livre à présent la version corrigée (et annotée) par mes soins :

société,économie

   Qu'en conclure ? Eh bien, tout d'abord, que les adeptes du phishing (hameçonnage, en bon cé-fran) ne font guère de progrès dans la maîtrise de la langue de Molière. Internet oblige, il y a un gros laisser-aller en matière d'accent... ainsi que quelques incohérences syntaxiques sans doute dues à l'abus de traduction automatique.

   Je termine sur un élément rassurant : mon fournisseur de messagerie avait classé ce message dans la catégorie "Spam".

19:47 Publié dans Shopping, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : société, économie

samedi, 10 septembre 2011

Une vidéo inédite d'Oussama ben Laden

   Les dix ans des attentats du 11 septembre 2001 sont l'occasion de la publication de nombreux ouvrages. Aux écrits s'ajoutent les films documentaires, parfois très intéressants. Toutefois, ce n'est pas à des chercheurs pointus ni à des journalistes habiles que l'on doit cette découverte, mais à la fine équipe de Groland.con qui, dans l'émission de samedi 10, a diffusé une bien étrange vidéo, qui aurait été tournée par des soldats américains, peu avant la disparition du corps de ben Laden.

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   On notera la grande sollicitude des militaires, qui ont pensé à munir le leader d'Al Qaida d'un équipement indispensable à sa future plongée dans l'océan Indien.

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   Là, c'est la grande culture de la soldatesque qui apparaît à l'écran, référence française à la clé ! Qu'un héraut de notre génie national soit cité en un tel moment a de quoi nous faire bomber le torse, à nous les Frenchies !

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   Cette dernière image nous démontre, si besoin est, que les soldats d'Oncle Sam ont un sens inné de la déconne, dont ils savent faire profiter jusqu'à leurs plus terribles adversaires !

   Dans l'émission de samedi, on peut aussi savourer le sujet consacré au suicide d'Effespécio, un ancien candidat de Sécrétions Story, une émission de qualité produite par Unedemole...

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   En début de programme, on nous propose une analyse "historique" de la maladie d'Alzheimer de Jacques Chirac, ainsi qu'un reportage particulièrement puissant sur la rentrée des classes.

   Je termine par une devinette : quel est le lien entre l'image suivante, Christine Lagarde et Bernard Tapie ?

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jeudi, 08 septembre 2011

Ah, ces Européens laxistes !

   Les séries télévisées, aussi bien fichues soient-elles, véhiculent parfois de sacrés clichés. Celles qui nous viennent de l'autre côté de l'Atlantique ont, depuis 2003 (et l'opposition manifestée par les autorités françaises à la politique aventureuse de l'administration Bush), tendance à présenter les pays européens en général et la France en particulier comme des Etats laxistes, mal armés pour lutter contre les terroristes et limite "couilles molles". (Dans les médias, le French Bashing était même devenu à la mode.)

   L'excellente série de comédie policière Castle (qui a pour cadre New York), diffusée sur France 2, n'échappe pas à ce travers. Ainsi, j'ai récemment revu le premier épisode de la saison 1. (La chaîne publique réserve ceux de la saison la plus récente pour le prime time, rediffusant les anciens en deuxième partie de soirée... une pratique que n'ignore pas la concurrence, TF1 et M6 en tête.)

   Vers la fin de l'épisode, on découvre l'identité du véritable tueur, que seul un faux passeport peut incriminer. Il tente de le détruire... et voici ce qui se retrouve à l'image :

Castle 1 passeport.jpg

   Eh, oui ! Vous ne rêvez pas. Le criminel n'ayant pas pu trafiquer son passeport américain (vraiment infalsifiable, comme on nous le dit si bien dans l'épisode), il s'en est fait faire un second, bidon, censé provenir de la "République Française", comme on peut le voir, en gros plan. Le seul problème est que, depuis 2009 (année de lancement de Castle), les Français sont passés au passeport biométrique qui, à mon avis, n'a rien à envier à son homologue états-unien.

mercredi, 07 septembre 2011

Une encyclopédie du 11 septembre 2001

   C'est un titre quelque peu prétentieux, mais c'est ainsi qu'une publication américaine, The New York Magazine, a baptisé un numéro spécial sorti le 5 septembre, auquel correspond un site internet riche, mais inégal.

NYork Magazine.jpg

   Celui-ci est plutôt un abécédaire. Que peut-on y picorer d'intéressant ? Plusieurs choses. En suivant l'ordre alphabétique, on pourra lire d'abord l'article Anthrax, qui revient sur cette seconde vague de terreur, sans doute provoquée par un (plusieurs) scientifique (s) blanc (s). L'un des suspects s'est suicidé en 2008 mais, selon le journaliste, d'autres personnes auraient pu être mises en cause. (Un des types montrés du doigt a même poursuivi le New York Times.)

   Building 7, Collapse of revient succintement sur l'effondrement de l'un des immeubles du complexe, qui n'a pas été touché directement par les avions. C'est l'un des points sur lesquels ont prospéré les théories conspirationnistes. (Voir aussi Total Progressive Collapse.)

   Evidence s'attarde sur les indices retrouvés hors de la scène des attentats, en particulier dans une Toyota abandonnée sur le parking de l'aéroport de Washington.

   Gold, Recovery of raconte l'histoire de ce stock de métaux précieux (or et argent) finalement récupéré dans les décombres. Pour la petite histoire : les employés chargés de ramasser le trésor ont dû déjeuner sur place. Ne disposant pas de tables ni de chaises, ils ont utilisé les piles de barres métalliques !

  Good-Bye est la transcription du témoignage de la veuve d'une des victimes, tuée dans l'effondrement de l'une des tours. Son mari était coincé au 105e étage... et a passé une partie de ses derniers moments au téléphone avec sa femme. C'est émouvant... encore plus quand on apprend que la veuve est morte en 2009... dans un accident d'avion.

   Hijackers décrit la composition des équipes de terroristes et notamment la division entre ceux qui ont été chargés d'acquérir une compétence aéronautique et les "gros bras", recrutés pour leur aptitude à prendre le contrôle du cockpit et des passagers. La question de l'identité du vingtième membre de l'équipe est traitée plus loin, par The Twentieth Hijacker.

   Jumpers évoque, vous vous en doutez bien, les quelque 200 personnes qui ont sauté des tours plutôt que de mourir brûlées vives ou asphyxiées. L'article pose la question de la représentation des victimes et celle de l'identification des "sauteurs", pas forcément acceptées par les proches des victimes.

   "Let's roll" fait référence à l'avion dont les passagers se sont révoltés (une histoire qui a inspiré Paul Greengrass pour Vol 93). Cette phrase aurait été prononcée par l'un de ceux qui sont partis à l'assaut des terroristes. L'article est intéressant parce qu'il souligne le fait que c'est dans cet avion que les pirates de l'air n'étaient que quatre (au lieu de cinq dans les autres) et qu'ils ont un peu tardé à en prendre le contrôle.

   L'homonymie joue parfois des tours. Des conspirationnistes ont ainsi prétendu que les pirates de l'air n'étaient pas ceux que l'on croyait, puisque des personnes portant le même nom que certains d'entre eux étaient en vie, ailleurs dans le monde. De l'autre côté de la barrière, on trouve des victimes qui portaient les mêmes nom et prénom(s) : Michael Lynch.

   D'autres histoires sont tout aussi rocambolesques... et tragiques. Jadis, Canal+ a financé le tournage de 11 films sur les attentats, laissant une totale liberté aux cinéastes désignés. L'Indienne Mira Nair avait ainsi choisi de conter l'histoire de ce musulman new-yorkais, disparu ce onze septembre 2001, soupçonné d'avoir maille à partir avec les terroristes... et qui était bien mort au World Trade Center, où il était venu prêter main-forte aux secours ! Approchante est l'histoire de Sneha Anne Philip, disparue le même jour, mais qui n'a été reconnue victime des attentats qu'en 2008, après une longue procédure judiciaire.

   Plus anecdotique, Planes décrit les quatre avions. On remarque qu'ils étaient peu remplis (en terme de passagers) : à moitié et au tiers pour les deux qui se sont écrasés sur les tours jumelles, au tiers aussi pour celui qui a percuté le Pentagone et seulement au cinquième pour celui qui n'a pas atteint sa cible.

   On n'apprendra pas grand chose de la lecture de Tora Bora, sinon la confirmation que les Américains ont souvent été bernés par des combattants locaux qui se sont vendus au plus offrant... voire aux deux camps.

   Pour terminer sur une note moins triste, on pourra consulter Windows on the World, consacré au restaurant très chic qui occupait le 107e étage de la tour Nord.

mercredi, 31 août 2011

La nouvelle "Miss" arabe

   Cette bombe sexuelle a été découverte par Le Monde qui, dans son édition du 31 août, nous propose une photographie de la femme nord-africaine la plus recherchée du moment :

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    Evidemment, le journal précise, sous l'image, qu'il s'agit d'un photo-montage, réalisé par des rebelles libyens. Mais ça m'a bien fait rigoler !

   P.S.

   Pour la petite histoire, il convient d'expliquer le pourquoi du déguisement en "femme berbère". On pense que c'est par la frontière algéro-libyenne que Khadafi va tenter (a tenté) de fuir le pays. Or, cette frontière est surveillée par des rebelles majoritairement berbères. (Kadhafi est arabe, au fait.) Porter un tel accoutrement serait donc un choix tactique pour passer inaperçu.

   Une autre explication est possible. Parmi les rebelles, à l'ouest, dominent des combattants berbères. La disparition de Kadhafi a nourri les rumeurs. On l'imagine déguisé. Le représenter en femme serait un moyen de le dénigrer.

vendredi, 26 août 2011

Plantu, petit coquin

   Quand on lit le journal un peu vite, machinalement, on ne fait pas suffisamment attention à tous les détails des articles et des illustrations. On a tort... Ce n'est que tout récemment que je me suis aperçu que le caricaturiste Plantu avait légèrement changé sa manière de représenter Dominique Strauss-Kahn, en relation avec l'affaire Nafissatou Diallo, dont le volet pénal vient de s'achever.

   Jusqu'en 2010, DSK vu par Plantu ressemblait à ceci :

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(Ce dessin -le premier des trois de la page- est paru dans le numéro daté du jeudi 20 mai 2010.)

   En 2011, les traits du personnage ont subi quelques modifications, comme on peut le voir sur ce dessin du 2 avril 2011 (le premier de la série de six) :

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   Cela continue avec notamment celui du 16 mai 2011 :

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   La dernière occurrence que j'ai trouvée est la "une" du numéro daté de ce vendredi 26 août :

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   Regardez bien le nez... Vous ne remarquez rien ? Bon ,alors, il faut observer l'image à l'envers :

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   Eh, oui ! Ce coquin de Plantu s'est mis à dessiner Dominique Strauss-Kahn avec un nez en forme de bite ! Curieusement, il s'est peut-être rapproché de la réalité :

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(Source : Libération)

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   Etonnant, non ?

 

   P.S.

   On notera que la "mue" du visage strauss-kahnien s'est amorcée au plus tard début avril 2011, soit avant que l'affaire Diallo ne survienne (même si le caractère pénien de l'appendice nasal semble s'être accentué depuis). Il est possible que Plantu ait tenu compte des différentes histoires qui circulaient déjà à cette époque sur le compte du directeur général du FMI (de ses supposées liaisons avec Y. Reza et Marie-Victorine M'Bissa - du "légal", même si ce n'est pas "moral" - à l'agression de Tristane Banon, en passant par le harcèlement d'hôtesses de l'air, la relation trouble - semi-consentie - avec Piroska Nagy et la fréquentation de prostituées... sans parler des affaires qui auraient été étouffées).

17:16 Publié dans Politique, Presse, Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : politique, presse

mercredi, 24 août 2011

Du sperme, du sperme et encore du sperme !

   ... Où il va être question de l'affaire DSK.

   C'est un court article ("Une enquête à jet continu", publié en "Une") paru dans Le Canard enchaîné de ce mercredi 24 août qui m'a émoustillé.

   L'hebdomadaire satirique s'appuie sur le rapport du procureur Cyrus Vance Jr pour disserter sur la propreté des chambres du Sofitel de New York. L'intégralité de ce rapport est consultable (en anglais) sur le site du Nouvel Observateur. (On peut même le télécharger au format pdf.)

   C'est la page 18 qui a particulièrement intéressé les journalistes. Dans le corps du texte, on peut lire ceci :

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   Traduisons : "Les tests préliminaires effectués par l'OCME (Office of Chief Medical Examiner, les experts médico-légaux) ont identifié cinq zones de la moquette contenant des fluides corporels. L'une de ces taches, située approximativement à 6-8 pieds (1,80 m à 2,40 m) de l'endroit où la plaignante dit que le rapport sexuel a eu lieu, fut déclarée positive à la présence de semence et d'amylase et contenait un mélange des ADN du prévenu et de la plaignante. Aucune des autres taches de la moquette, ni l'unique tache présente sur le papier peint, ne contenait l'ADN de la plaignante ou du prévenu."

   Cela nous révèle que DSK a éjaculé sur la moquette de la chambre, sans doute après une fellation. (Il a aussi laissé des traces sur l'uniforme de Nafissatou Diallo.) Mais, par la même occasion, on apprend que quatre autres taches de sperme se trouvaient sur la moquette... et une sur le papier peint ! C'est dégueulasse ! Les chambres sont-elles vraiment nettoyées ?

   Au bas de la page, la note 20 apporte un éclairage supplémentaire :

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   Traduisons : "Trois des autres taches de la moquette contenaient la semence et l'ADN de trois autres individus inconnus. La tache sur le papier peint contenait la semence et l'ADN d'un quatrième homme inconnu."

   Il s'en est passé de belles dans cette chambre d'hôtel, dites-moi !

   Une fois ces petites gâteries consommées, on peut faire l'effort de lire le reste du rapport. Le tout début est une justification argumentée de l'abandon des poursuites contre Dominique Strauss-Kahn. Le procureur y affirme qu'il n'avait pas dans le dossier de quoi convaincre un jury de la culpabilité de DSK "au-delà du doute raisonnable". En clair : les indices relevés par la police scientifique prouvent le rapport sexuel, mais la plaignante s'est tellement embrouillée dans ses déclarations et elle a tellement menti qu'un jury ne pouvait lui faire confiance (quant à la nature forcée du rapport)... sans compter qu'au cours du procès, elle se serait sans doute fait démolir par l'avocat du prévenu. Reste pour Cyrus Vance Jr la conviction que le rapport sexuel n'a pas été consenti.

   Les amateurs de détails croustillants pourront lire la description détaillée de l'agression sexuelle (par N. Diallo aux enquêteurs), pages 6-7 du rapport du procureur. En fait, c'est toute la procédure qui est racontée méticuleusement. C'est très instructif.

   Les Frenchies se garderont de "sauter" la fin du texte :

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   Les passages masqués sont ceux où apparaît le nom d'une autre victime d'agression : Tristane Banon. Curieusement, on a oublié de l'effacer de la référence à un article de L'Express :

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   (L'hebdomadaire français peut-être fier d'avoir été cité dans une procédure judiciaire à la renommée internationale ! )

jeudi, 21 juillet 2011

Riche et con

   Je viens de voir ça sur le site du Monde, dans la rubrique "Big Browser", qui recense les perles du web. L'information a été sortie par The Sun : il s'agit d'un cheikh d'Abou Dhabi, prénommé Hamad, qui se la pète grave :

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   Ce ne sont pas tant les îles artificielles qu'il faut regarder qu'une inscription (entourée en rouge). Zoomons avec Google Earth :

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   Bon, là, vu que j'ai gardé le nord "en haut", ça le fait moins, mais renversons la tête :

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   Certains individus, qui ne se sont donnés que "la peine de naître", sont vraiment pitoyables. Dire que, dans le même temps, des millions d'individus meurent de faim ou de maladies bénignes...

samedi, 16 juillet 2011

Arnaque au faux remboursement

   J'ai reçu il y a peu un courrier électronique des plus bizarres :

Arnaque SFR 2.jpg

   Tout d'abord, il fait allusion à un prélèvement du 30 juin, qui, vérification faite, n'a jamais eu lieu. Le message est de surcroît rédigé dans un français très approximatif, ainsi que je me suis plu à le souligner.

   Enfin, il m'incite (enfin, je crois, puisque je n'ai pas cliqué sur le lien proposé) à donner mes coordonnées bancaires (pour bénéficier de ce supposé remboursement)... ce que je me suis bien gardé de faire !

   Ma messagerie avait classé ce courrier dans la catégorie "pourriels"... et avait ajouté un avertissement :

Arnaque SFR.jpg

   Il faut dire que j'avais de quoi douter : l'expéditeur n'a pas une adresse SFR (info@adslbox.fr : un nouveau venu dans le monde de l'escroquerie numérique ?)... et, surtout, je ne suis pas client de cette boîte !

jeudi, 07 juillet 2011

"Fringe", saison 3

   Si vous ne connaissez pas encore la série la plus originale du moment, c'est le moment de la découvrir ! Vous pouvez louer ou acheter les DVD des deux premières saisons (ou encore essayer de les visionner d'une autre manière...), tellement c'est puissant ; mais vous pouvez aussi commencer par l'épisode 1 de la nouvelle saison, que l'on a eu la bonne idée de faire débuter par un résumé du coeur de l'intrigue.

   Bon, tout cela est bien joli, mais Fringe, c'est quoi ? Ben l'histoire d'une équipe d'enquêteurs du F.B.I. qui s'intéresse à des phénomènes que l'ont pourrait qualifier de paranormaux. Durant la saison 1, les épisodes autonomes s'intercalent entre ceux qui déroulent la trame de fond : la coexistence de deux univers parallèles, qui entrent périodiquement en contact. Ajoutez à cela un zeste de complot et vous aurez l'ambiance générale, bien servie par une photographie soignée, dans les tons sombres, avec des incrustations pertinentes.

   Avis aux âmes sensibles : c'est parfois un peu glauque et saignant... mais c'est trop le kiff !

   L'équipe d'enquêteurs finit par former une sorte de famille (c'est le secret de la réussite de séries comme NCIS par exemple). Il y a Walter le savant fou qui cache plein de choses, son fils Peter, un jeune homme plein de ressources (et d'une farouche indépendance d'esprit : un geek en joli et moins con, rien que pour vous, mesdames), son assistante super sympa et compétente (une Black... c'est pour les quotas, man) et surtout Olivia Dunham, un agent qui semble doté d'étranges pouvoirs. Celle-ci est interprétée par la délicieuse Anna Torv, au physique appétissant, mais au mental très déroutant (il lui faut bien une faille hein... ceci dit, on n'a pas fait l'inverse : elle n'est pas un cageot à la beauté intérieure sublime... allez savoir pourquoi).

   Cerise sur le gâteau, pour nous les Frenchies : c'est très bien doublé.

01:13 Publié dans Télévision, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : médias, cinéma

lundi, 04 juillet 2011

GiedRé chez Laurent Baffie

   L'ancien complice de Thierry Ardisson a animé pendant plusieurs saisons, sur Europe 1, une émission dominicale qui s'est finalement appelée C'est quoi ce bordel ? Il a eu le mérite de révéler (au grand public) la chanteuse franco-lituanienne GiedRé (prononcer "guiédré"), dont j'ai récemment parlé.

   Au départ, je pense qu'elle n'était venue que pour une émission. Elle revenue au moins sept fois, signe que l'on avait repéré sa singularité... et son besoin de promotion : ce n'est pas avec le style des chansons qu'elle interprète qu'elle risque de passer à la télévision (enfin, tant qu'elle ne sera pas devenue célèbre).

   Grâce à la Toile, on peut (ré)écouter ces émissions, à commencer par la première, diffusée le 30 mai 2010. On peut y entendre GiedRé interpréter Trop de questions (vers la quatorzième minute), L'amour par derrière (vers la dix-huitième minute), Tu baves quand tu dors (vers la trente-quatrième minute) et enfin ma préférée Tu pues du cul (vers la quarante-cinquième minute).

   Elle est revenue le 13 juin 2010, pour interpréter un titre évoquant la mollesse érectile de son copain (vers la seizième minute)...

   Elle a été de nouveau invitée le 27 juin 2010. On peut l'entendre vers la trente-cinquième minute se lâcher dans une chanson où il est question d'une langue bien chargée (que les mauvais esprits auront prise, au début, pour un pénis)... L'émission dans son entier mérite le détour, avec des blagues potaches réalisées avec des vuvuzelas !

   On sent qu'on lui a demandé quelque chose de moins "épicé" pour le 4 juillet 2010 : elle a d'abord chanté un texte plutôt autobiographique, Je m'appelle GiedRé, où il est beaucoup question de la SACEM (vers la huitième minute). Vers la trente-cinquième minute, elle nous a proposé un titre assez élaboré, La vie peut être cruelle, à ne pas écouter quand on est dépressif !

   On l'a retrouvée à la rentrée, dans l'émission du 12 septembre 2010 (vers la trentième minute), avec La petite camionnette, fable cruelle sur une prostituée.

   C'est un thème qui l'a décidément beaucoup inspirée, puisque, le 19 septembre 2010, Une belle qui dormait au bois (diffusée vers la trente-et-unième minute), bien que différente par le style, évoque le cas d'un travesti (du Bois de Boulogne, pense-t-on) qui vend ses "charmes".

   Le 26 septembre 2010, elle a chanté Les beaux côtés de la vie (vers la trente-et-unième minute), un titre qui joue évidemment sur l'antiphrase, où elle justifie en quelque sorte son goût pour ce que les autres appellent le macabre, le scabreux. (Au XIXe siècle, la critique bien-pensante faisait les mêmes reproches à l'écrivain Emile Zola.)

   Enfin, le 3 octobre 2010, on l'a entendue pour la dernière fois (à ma connaissance) avec Je ne suis pas méchante (vers la trente-cinquième minute), une chanson qui fonctionne un peu sur le même principe que la précédente.

   Depuis, sa carrière a commencé à décoller.

18:35 Publié dans Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : musique, médias, humour

jeudi, 30 juin 2011

Une artiste qui décoiffe : GiedRé

   J'ai entendu parler d'elle pour la première fois quand elle est venue en Aveyron assurer la première partie des Têtes Raides. L'hebdomadaire Le Ruthénois lui avait alors consacré un article qui aurait dû me mettre la puce à l'oreille :

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   Je devais avoir trop de boulot à ce moment-là et puis la flemme... Le bouche-à-oreille a fini par arriver jusqu'à moi. J'ai donc commencé à chercher un peu sur la Toile. J'ai trouvé des chansons aux paroles crues, féministes et drôles, comme Pisser debout ou encore Ode à la contraception (humour extra-noir -et politiquement incorrect- garanti).

   Elle s'est aussi fait connaître à la radio, sur Europe 1. Pour vous donner une idée de ce que cela pouvait donner, allez écouter ce petit florilège. Je recommande aussi tout particulièrement la chansonnette intitulée Tu pues du cul (que l'on pourrait appeler Chanson pour blaireau)...

   C'est correct sur le plan musical, bien chanté... et cela touche juste. Elle a vraiment un grand talent d'écriture. J'ai souvent éclaté de rire en écoutant certains titres. On peut en découvrir d'autres sur le site de GiedRé, qui est un peu à l'image du personnage, sur sa page Myspace... et encore ici (avec de l'habillage scénaristique...).

   C'est qu'en plus de bien écrire, composer et chanter, elle est mignonne ! Du coup, on ne sait plus trop comment comprendre sa chanson Les moches. Quelque chose me dit que, dans la vie, elle est un peu décalée aussi. Pour s'en convaincre, il suffit de visionner l'entretien très "desprogien" qu'elle a accordé à une sorte de gentil journaleux du web.  

   Son premier album est introuvable à l'heure actuelle, mais on nous annonce le deuxième pour cet été... en espérant que l'on pensera à rééditer le précédent.

20:38 Publié dans Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : musique, femme, poésie, médias

vendredi, 24 juin 2011

"Le Fou du roi" à Millau

   C'était jeudi 23 juin, de 11 heures et des poussières à 12h30. Pour les gens qui bossent sans pouvoir écouter la radio (et pour les autres), fort heureusement, le site de France Inter permet d'écouter ou de réécouter l'émission.

   Cela a commencé par une introduction de Stéphane Bern, farcie de jeux de mots. (On en a une petite idée dans l'article de La Dépêche du Midi publié le lendemain.) Lui a succédé la chronique de Daniel Morin, à goûter au second degré. (Moi, j'aime, mais le journaliste de Midi Libre semble avoir peu apprécié.)

   On a ensuite donné la parole aux personnalités présentes : Guy Durand, René Quatrefages et Léon Maillé... du moins quand on leur a permis de finir leurs phrases. (Ce manque de respect est une marque de fabrique de l'émission...) En fin d'heure, il a été question des gants, avec Manuel Rubio.

   Et donc... voilà une manifestation médiatique d'où Jean-Claude Luche a été absent ! On n'a pas non plus été très sympathique avec l'ancien maire de Millau, Jacques Godfrain, qui n'a pas été invité et dont on a parlé plutôt de manière négative. (Stéphane Bern, qui est plus subtil que ce que le commun des mortels croit, s'est même permis une allusion au SAC.)

   Côté musique, nous n'avons eu droit qu'à des chansons en anglais, malgré la présence d'artistes du cru ! Ceci dit, j'ai bien aimé les Montpelliérains de The Chase, qui ont interprété I like U et une jolie reprise de There must be an angel. (Ce groupe va bientôt assurer la première partie de Gaëtan Roussel... qui est né à Rodez.) Par contre, la performance des Saint-Affricains de Caylus a été pénalisée par un son pourri, notamment au niveau de la guitare. Dommage. On nous a aussi proposé Dreamin, d'Oslo Swan. Bof...

   Si vous voulez savoir pourquoi on peut affirmer que Guy Durand "a la plus grosse", il faut absolument écouter la deuxième heure de l'émission. Vous y entendrez aussi les chroniques de Régis Mailhot et Vincent Roca. Le premier s'est taillé un franc succès en qualifiant Millau d' "ancienne banlieue sud de Rodez, aujourd'hui reconvertie en cité-dortoir de Montpellier". (Le Ruthénois que je suis a bien rigolé !) Quant à Vincent Roca, il nous a offert un de ces textes ciselés dont il a le secret.

  

samedi, 04 juin 2011

Première Chinoise à Paris

   Rassurez-vous, je ne vais pas faire semblant de me lancer dans l'exégèse tennistique. J'ai juste quelques remarques à faire à propos de la première victoire d'une Asiatique au tournoi de Roland-Garros... et de son suivi médiatique.

   La première chose est de rappeler que la gagnante, Li Na, a un profil atypique : elle se destinait d'abord au badminton et, plus tard, a interrompu le tennis pour reprendre ses études. (Au passage, je remarque que les parcours originaux semblent plus fréquents chez les championnes que chez les champions.)

   La deuxième chose à rappeler aux profanes est que l'arrivée de cette joueuse au haut niveau n'est pas une surprise. Depuis l'année 2006, sur le circuit, elle est connue comme une adversaire redoutable sur surface rapide : elle a atteint deux fois les demi-finales à Wimbledon (en 2006 et 2010), deux fois les huitièmes et une fois les quarts à l'US Open ; elle a obtenu ses meilleurs résultats en Australie (demi-finaliste en 2010, finaliste en 2011). Signalons de surcroît qu'elle ne fut pas loin de décrocher une médaille aux Jeux Olympiques de Pékin : après avoir éliminé Venus Williams en quarts de finale, elle a été battue par Dinara Safina puis Vera Zvonareva pour la médaille de bronze.

   Cette année, Li Na n'a pas croisé ses bêtes noires sur sa route : Serena Williams était absente, tout comme Dinara Safina ; Kim Clijsters et Vera Zvonareva ont été éliminées prématurément. Elle a quand même dû affronter Maria Sharapova (qui l'avait battue plusieurs fois en Grand Chelem), au cours d'une deuxième semaine brillante : elle a aussi éliminé la Tchèque Petra Kvitova (une étoile montante du tennis féminin, qui a déjà gagné trois tournois cette année) et la Biélorusse Victoria Azarenka, présentée par beaucoup comme une future numéro 1.

   Je dis tout cela mais... je n'ai pas regardé la finale ! J'ai quand même suivi l'évolution du score à la radio et sur la Toile. Deux sites proposaient un suivi "à chaud" des échanges : lemonde.fr et voila.fr. Or, voilà-t-y pas que je remarque qu'il s'agit exactement des mêmes textes ! En voici un exemple, avec d'abord une capture d'écran du monde.fr :

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   ... et maintenant l'équivalent, en temps réel, sur voila.fr :

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   L'habillage étant légèrement différent, la similitude n'en est pas moins frappante ! Le plus drôle est que les deux sites n'étaient pas mis à jour en même temps. Au début, c'était plutôt voila.fr qui était en avance, alors qu'à la fin du match, les modifications survenaient d'abord sur lemonde.fr !

   Alors, qui copie qui ? Le service live de voila.fr étant le plus ancien, je me suis d'abord dit que lemonde.fr s'était rapproché de lui. Autre possibilité : que les deux sites utilisent la même source d'information.

jeudi, 02 juin 2011

Bientôt un épisode sur l'affaire DSK ?

   Très vite, l'arrestation de Dominique Strauss-kahn a donné naissance à une foule de blagues plus ou moins lourdes. Des humoristes s'en sont donné à coeur joie. Pour nous Frenchies, ce fut l'occasion de découvrir par le détail la procédure judiciaire des Etats-Unis (de New York, plus précisément)... enfin pas de découvrir totalement, puisqu'elle sert d'arrière-plan à quantité de séries américaines... au point que nombre de Français se révèlent meilleurs connaisseurs de la justice d'outre-Atlantique que de celle de l'Hexagone.

   L'une de ces séries a pour héros les policiers de l'unité spéciale pour les victimes. Elle est actuellement diffusée le lundi soir, tard, sur TF1, sous le titre New York Unité spéciale. Aussi étonnant cela puisse-t-il paraître, il en a été question dans un billet de l'avocat blogueur "Maître Eolas" ainsi que dans les commentaires.

   Il m'arrive de regarder cette série, de temps en temps. Figurez-vous que, lundi 30 mai, les téléspectateurs français ont dû sourire durant l'épisode (particulièrement sordide) intitulé Brandy à jamais, lorsque cet insert est apparu à l'écran :

NYUSpéciale 31 05 2011.jpg

   Il est piquant de noter que, pour les fans de série télé, on croit nécessaire de traduire (avec une faute) le nom de la prison de Rikers Island, alors que la chronique judiciaire, à ma connaissance, a, la plupart du temps (à l'image du Monde), conservé le nom anglais.

lundi, 30 mai 2011

Deux prises de re-cul sur le "DSKgate"

   Une fois passé le temps de l'émotion, de l'indignation, des libelles et du voyeurisme, vient le temps de la réflexion. De grands penseurs du début du XXIe siècle se sont récemment exprimés sur le sujet.

   Le premier à nous avoir fourni le résultat de ses cogitations est Nicolas Bedos. Dans l'émission présentée par Franz-Olivier Giesbert, Semaine critique !, il a croisé des considérations d'une grande finesse sur Penelope Cruz, le Sofitel et la grossesse de Carla Bruni.

   Samedi dernier, ce fut au tour de l'équipe de Groland.con, qui révéla d'abord un aspect méconnu de l'enquête policière sofitélienne. Puis Michael Kael tenta de comprendre ce qui avait pu pousser Dominique Strauss-Kahn à commettre l'irréparable :

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samedi, 09 avril 2011

Une carte approximative dans "Groland.con"

   L'émission diffusée ce samedi 9 avril est aussi réjouissante que les précédentes. Cependant, au détour d'un sujet consacré aux bons endroits où passer ses vacances (à par le Groland... rien), voici ce sur quoi je suis tombé :

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   Je me suis concentré sur l'Europe mais, en cherchant un peu, on peut trouver d'autres anomalies, ailleurs sur la carte.

   Cela commence par l'absence du Luxembourg, alors que Belgique et Pays-Bas semblent accompagnés d'un territoire qui n'existe pas.

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    Cela continue par les pays baltes, qui ne sont que deux sur la carte (en compagnie de l'enclave russe de Kaliningrad), au lieu de trois. 

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   On termine par les Balkans, où les cartographes ont parfois du mal à suivre le rythme des modifications territoriales, assez nombreuses à être survenues depuis les années 1990 :

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   On pourrait continuer avec le Proche-Orient, où Israël occupe une taille en réalité bien moins importante que ce qui est montré par la carte "grolandaise".

   Bon, les gars, va falloir secouer les puces de vos assistants !

22:19 Publié dans Télévision, Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : humour, médias

samedi, 02 avril 2011

Le résultat des cantonales vu par "Groland"

   Bon, c'est vrai quoi, y en a marre de ces peigne-culs du net qui se prennent pour des politologues ! Laissons à nos pédants boursouflés en costume le monopole de l'exégèse politique !

   Vous pouvez toutefois faire une exception pour l'équipe de Groland.con, qui nous livre le résultat de ses puissantes cogitations dans l'émission de samedi 2 avril :

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   Dans la même émission, vous saurez dans quelle mesure l'intrépide Michael Kael, de retour du Japon, a été contaminé par la radioactivité. Une fois n'est pas coutume, on nous propose un reportage de bon goût dans cette émission si grossière et racoleuse... et vous entendrez parler d'une nouvelle loi grolandaise, qui instaure le divorce parents-enfants...

   Sur la fin, en guest, vous pourrez voir Sara Forestier (à qui il est arrivé une bricole) et le premier homme enceint !

 

mercredi, 16 mars 2011

France Inter encore à la faute

   Eh, oui ! Ca recommence. Les petites mains qui permettent aux internautes de (ré)écouter leurs émissions favorites, la vidéo en plus, ont cédé à leur péché mignon : la faute de français. Voici ce sur quoi je suis tombé en voulant regarder la dernière chronique (pas très réussie, une fois n'est pas coutume) de Daniel Morin :

 

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   En moins d'un mois, c'est la deuxième fois que je constate ce genre de mésaventure... et encore, entre temps, Daniel Morin a pris une semaine de vacances !

 

 

16:28 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : médias, humour, internet

lundi, 07 mars 2011

Comment bien embrasser ?

   La chaîne de télévision Arte, allant toujours plus loin dans sa mission éducative, nous propose un charmant petit dessin animé, intitulé L'Art du baiser. Il est accessible pendant sept jours sur le site de télé de rattrapage de la chaîne franco-allemande.

   Il a été réalisé par Bill Plympton, un type un peu barge à qui l'on doit notamment Des idiots et des anges.

   Parmi les techniques abordées, il y a le French Kiss :

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   Le début du film évoque aussi évidemment le "premier baiser", précédé d'une habile parade de séduction :

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   Très tendre à première vue, la pratique du baisotement peut donner lieu à de surprenantes dérives :

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   Enfin, très prisé lors de la phase d'amour passionnel, le "baiser-succion" n'est pas sans risque :

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   Bon, maintenant, il est temps de passer aux travaux pratiques !

 

00:54 Publié dans Télévision, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : humour, film, amour

lundi, 28 février 2011

Et l'orthographe, France Inter ?

   J'ai déjà écrit combien je prise ce petit moment de bonheur, celui de la chronique de Daniel Morin au Fou du roi, sur France Inter, en particulier quand il fait intervenir le père Albert.

   Comme elle est diffusée peu après 11h, le matin, je n'ai en général pas la possibilité de l'écouter en direct. Dès que je peux, je me précipite donc sur le site internet de la radio, qui offre en plus l'image de l'humoriste interprétant sa chronique. Voici ce sur quoi je suis tombé en voulant revoir celle de lundi 28 février (là encore avec le père Albert) :

Père Albert 28 02 2011.jpg

   Alors que, sur l'image de départ de la vidéo, l'adjectif "artificiels" est correctement accordé (ben oui, "paradis" est de genre masculin), le surtitre comporte une belle faute. On va voir combien de temps l'équipe du site internet va mettre pour corriger l'erreur.

 

P.S. (16h35)

Une heure après, c'est fait !

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jeudi, 27 janvier 2011

Le monde d'Albert Kahn

   La chaîne de télévision Arte vient de rediffuser une passionnante série documentaire, Le monde d'Albert Kahn, consacrée notamment aux photographies (en couleurs !) prises dans la première moitié du XXe siècle, par des opérateurs payés par un riche mécène français. (Précisons que c'est la chaîne britannique BBC, et pas un média hexagonal, qui a produit la chose...)

   Cette série est découpée en neuf parties d'environ 45 minutes. On y trouve des perles. Ainsi, le cinquième épisode, qui traite de la vie des civils français pendant la première guerre mondiale, nous permet de découvrir les rues de Paris comme on les a peu vues. La place des Pyramides (où se trouve la célèbre statue de Jeanne d'Arc de Fremiet) est ainsi montrée à deux occasions. On sera étonné d'apprendre que la Croix rouge américaine y avait installé ses locaux :

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   On est moins surpris qu'elle soit le théâtre de manifestations de liesse après la signature de l'Armistice du 11 novembre 1918, les drapeaux états-uniens et français étant associés, sur la statue même :

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   Ceci dit, je ne la trouve pas si emballante que cela, cette statue. Tout chauvinisme mis à part, je pense que la plus belle représentation de la Pucelle en armes se trouve dans un charmant petit village aveyronnais, Sainte-Eulalie-d'Olt :

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   On peut la voir à côté de la chapelle, au niveau du monument aux morts. Je suis bien conscient qu'il y a peu de chances qu'elle soit fidèle à l'original (je suis d'avis que le sculpteur a préféré s'inspirer des formes d'un "petit canon" de son époque plutôt que de la plastique supposée de la véritable Jeanne...), mais Dieu qu'elle est belle !

   Un autre intérêt de la série est de montrer les progrès de la photographie et de la cinématographie de l'Entre-deux-guerres. Dans le sixième volet, on peut voir de stupéfiantes images tournées à l'aide d'une caméra associée à un microscope :

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   Autre innovation : la vision de l'éclosion des fleurs en accéléré :

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   Si vous êtes aveyronnais, ou si vous avez une solide culture cinéphilique, ces deux éléments doivent évoquer ce qui est sans doute le premier documentaire-fiction de l'histoire : Farrebique, de Georges Rouquier. Et donc, 20 ans avant ce fabuleux film, les opérateurs travaillant pour Albert Kahn ont joué un rôle pionnier.

   Signalons, pour terminer, qu'un site internet est dédié à l'univers d'Albert Kahn, qui ne se limite pas aux photographies et aux films.

samedi, 22 janvier 2011

Groland en pleine forme

   A cause de ce satané football, on avait été privé d'émission la semaine dernière. La fine équipe nous est revenue pleine d'allant.

   Dans la première partie de l'émission, on a droit à une satire de la position française pendant la révolution de Tunisie. Elle est suivie d'une séquence fort réjouissante, qui s'appuie sur des poupées gigognes grolandaises... à l'effigie des présidents de la Ve République :

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   De droite à gauche, on a successivement Charles de Gaulle (1), Georges Pompidou (2), Valéry Giscard d'Estaing (3), François Mitterrand (4) et Jacques Chirac (5). C'est alors que Jules-Edouard Moustic se rend compte qu'il en manque un, qu'il finit par trouver :

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   Le "petit dernier" se retrouve à l'extrême-gauche (!) de l'écran. On reconnaît bien là l'esprit moqueur de l'équipe de Groland. En effet, d'habitude, c'est la personnalité la plus ancienne qui est la plus petite, au coeur de la poupée. C'est le cas des matriochkas russes, comme celles dont j'ai fait l'acquisition il y a bientôt quatre ans.

   C'est aussi le cas des poupées russes fabriquées de nos jours et consacrées aux président français. L'ancienne version (vendue environ 40 euros), qui court de Charles de Gaulle à Jacques Chirac, représentait ce dernier en grand et le premier en tout petit. (Ironie de l'affaire : leur importance historique a été exactement l'inverse.)

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   La dernière version (vendue moins cher !) court de Georges Pompidou à Nicolas Sarkozy, ce dernier  figurant sur la poupée englobant toutes les autres. On comprend que les auteurs de Groland.con aient tenu à inverser la règle !

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   La deuxième partie de l'émission pète le feu ! On découvre une nouvelle journaliste de l'équipe, Marine Kuntz, digne fille de Francis... On assiste à une vague d'arrestations gigantesque... fondée sur un fichier de délinquants très spécial... Ensuite, c'est au tour de Frankiki d'illustrer les difficultés des jeunes sur le marché du travail. Le reportage suivant (co-réalisé par "Jean Dutourd"...) nous présente un chef d'entreprise qui ne se laisse pas facilement décontenancer et dont les employés participent de manière active à la survie de la boîte...

   Ajoutez à cela quelques "brèves" savoureuses et vous avez une idée du coktail explosif de cru du 22 janvier 2011.