samedi, 17 octobre 2009
Les ânes font-ils de la politique ?
J'aime bien la randonnée. Mais que diable la politique vient-elle faire là-dedans ? Eh bien, il s'avère que ce samedi, j'ai avalé un sympathique parcours dans le Cantal, pas très loin de l'Aveyron, puisqu'il s'agit de la partie cantalienne de l'Aubrac (la moins riche, disent les mauvaises langues).
En tout début d'après-midi, le temps était couvert et, au sommet des collines, je peux vous dire qu'on entendait siffler le vent ! Le temps s'est éclairci par la suite. J'aime bien ce parcours de randonnée, prévu pour durer 4 heures (mais que je termine en 3h15 - 3h30, pauses incluses... y a pas de raison que je ne me vante pas un peu, hein).
On passe par des prés, on croise des bovins si typiques :
Jolie scène, non ? Pour continuer la marche, il me fallait longer la clôture, à droite. J'ai fait un petit détour, sous le regard étonné des autres bovidés du pré.
Parfois, je me réjouis de ne pas avoir à en traverser un, vu le regard que l'on me jette :
Tout ça pour dire que le coin est magnifique et que, quand on se retrouve en hauteur, la vue est imprenable :
Là, on est proche du départ. On distingue bien le bourg de Chaudes-Aigues.
A ce moment-là, on a atteint le premier sommet et on amorce la première descente, qui va mener à la confluence du Remontalou (le cours d'eau communal) et de la Truyère (LA célébrité de la région) :
En remontant, on a une intéressante vue du barrage de Lanau :
Dans la partie boisée, on entend ou voit fréquemment des animaux. Aujourd'hui, il m'a semblé percevoir les mouvements d'un cervidé, en fuite. Je n'ai pas tardé à comprendre pourquoi : j'ai vite croisé la route d'un chasseur du samedi, accompagné de deux chiens. Plus loin, c'est même une battue qui était organisée... J'espère qu'ils n'ont pas attrapé la bête. Plus loin, quand on revient sur Chaudes-Aigues, on croise notamment des ânes :
Celui-ci était assez timide. Par contre, le cheval qui était avec lui dans le pré s'est approché puis, quand il a vu que je n'avais rien à lui donner à manger, s'est désintéressé de moi.
J'ai retrouvé des ânes en toute fin de randonnée, quand je suis retourné sur le parking où je m'étais garé. J'étais en train de me changer quand j'ai été abordé par une vieille dame, qui m'a demandé si j'avais vu son mari, qu'elle m'a décrit. Je lui ai répondu que non. Nous avons ensuite engagé la conversation. Elle m'a dit qu'elle devait le retrouver ici. Il était en train de promener leur chien et devait la rejoindre pour nourrir les ânes.
Nourrir les ânes ??? En effet, derrière le parking, dans un petit pré fermé par du grillage haut, trois ânes venaient d'arriver. Ils observaient les humains (pas très nombreux) présents sur le parking. Au loin, une bande de papys rigolards jouait à la pétanque. Deux femmes sont venues ranger leurs courses dans leur voiture... provoquant une manifestation particulièrement bruyante des équidés aux longues zoreilles !
Peu de temps après est arrivé le mari, qui a laissé le chien à sa femme et s'est approché du grillage. Il a dénoué un sac en plastique et a tendu un quignon de pain à l'âne gris (doté d'une robe magnifique, comme vous allez pouvoir le constater plus bas) en lui disant : "Allez Sarko, viens !" Et l'âne gris s'est approché !!!!!
Là, j'ai éclaté de rire !
La grand-mère était un peu gênée. Elle m'a dit que le surnom ne venait pas d'eux. Ce sont des habitants du coin qui, un jour, voyant son mari apporter de la nourriture aux ânes, lui auraient dit : "Alors, tu vas donner à manger à Sarko ?"
Il est donc temps de vous présenter l'animal en question. sachez tout d'abord qu'il est très sensible aux médias :
Quand il m'a vu dégainer mon appareil photo numérique, il s'est empressé de prendre la pose !
22:07 Publié dans Loisirs, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozy
jeudi, 10 septembre 2009
Enregistrer la radio sur internet
Bon, je débarque sans doute et je vais peut-être passer pour un dinosaure, en retard d'une révolution, mais, jusqu'à il y a pas longtemps, je me contentais d'enregistrer en analogique, à partir de ma mini-chaîne (elle commence à avoir des rhumatismes, la mémé), sur des cassettes.
J'ai fini par découvrir un moyen simple, utilisable par des non spécialistes, d'enregistrer les radios diffusées sur la Toile. Le logiciel s'appelle Screamer Radio... et il est gratuit ! Les manipulations de début sont décrites sur le site de Science et Vie Micro (SVM pour les intimes). Honnêtement, c'est assez facile. Il faut juste faire attention au moment d'enregistrer tous ces machins (savoir où qu'c'est qu'on a fourré tout l'truc notamment), donner un nom repérable au fichier principal, créer un raccourci etc.
Après... ben après, on teste ! On cherche à savoir quelles sont les radios référencées (y en a du "mon dentier" !). On tente de les écouter... et on découvre, quand même, que toutes ne sont pas accessibles. (J'ai été limite interloqué par une radio algérienne où il m'a semblé qu'une femme donnait des conseils de vie quotidienne aux auditeurs qui l'appelaient.) On enregistre ses préférées, de manière à ne plus avoir à se fair iech les autres fois.
On passe ensuite à la phase enregistrement. Au début, j'ai eu un peu de mal à distinguer la phase "écoute" de la phase "enregistrement". J'ai très vite fini par comprendre quand cette touche indiquait que l'enregistrement était en marche !
Gros avantage du système : dans le fichier choisi au préalable, les plages enregistrées sont classées par radio (dans de petits dossiers). Cool !
J'ai failli oublier : c'est au format MP3.
Comme il y en a qui ne sont jamais contents, SVM a pensé à ceux qui veulent enregistrer chanson par chanson, sans se fouler pour autant. (Faut quand même fournir quelques efforts, dans ce cas bien précis.)
Bonne écoute !...
16:55 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, internet, culture
lundi, 19 février 2007
Matriochka !
La semaine dernière, un peu par hasard, j'ai pénétré dans l'échoppe poussiéreuse d'un brocanteur. J'accompagnais une personne désireuse d'en observer les rayons. Pendant qu'elle assouvissait sa curiosité, j'ai jeté un vague coup d'oeil. Mon regard a été attiré par un objet situé dans une vitrine :
Les moins incultes auront reconnu Mikhail Gorbatchev, ancien (et dernier) dirigeant de feue l'U.R.S.S., identifiable à la fameuse tache lie-de-vin qui orne son front. Ceux qui lisent le russe auront déchiffré "Perestroïka", du nom de la politique de réformes engagée par ledit Gorbatchev. Il s'agit donc d'une "poupée russe", ou poupée gigogne. Voyons ce qu'il se passe quand on l'ouvre...
Kikicé celui-là ? Ben un dirigeant soviétique, bien sûr ! Alors, il faut rechercher dans la liste de ceux qui ont précédé Gorby. Ce ne peut être Iouri Andropov : aucune ressemblance n'est perceptible. Par contre, il y a comme un petit air de famille avec Konstantin Tchernenko... à condition d'avoir un peu d'imagination. Mais celui-ci n'a pas été au pouvoir suffisamment longtemps pour que sa présence dans le lot de poupées soit justifiée. Reste leur prédécesseur à tous, Leonid Brejnev, dont les sourcils épais ont fait le bonheur des caricaturistes. Ouvrons-le à son tour...
Mais qui peut bien être ce farfadet souriant ? Quelqu'un qui a laissé de bons souvenirs dans le pays. Le costume qu'il porte et l'épi de blé qu'il tient dans la main droite sont des allusions à ses origines ukrainiennes. De plus, le visage est assez bien dessiné : ce chauve à l'allure débonnaire est Nikita Khrouchtchev. Point n'est besoin d'être devin pour déduire le nom de la figurine qu'il contient...
Eh, oui ! Voici le camarade Staline, dans une pose toute napoléonienne ! Mais il n'est pas le dernier...
Voici donc, pour terminer, Vladimir Ilitch Oulianov, je veux bien sûr parler de Lenine. Regardons à présent ce que donne le lot présenté convenablement...
Le tout ne m'a coûté que 10 euros. Pas mal, non ?
17:40 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : *de tout et de rien*
vendredi, 13 octobre 2006
Spectacle d'Olivier Sauton
Récemment, j'ai assisté à un spectacle "comique" (je n'aime pas trop ce mot... je préfère "humoristique"), dans un théâtre (euh une salle en sous-sol pour être plus précis) du XIXe arrondissement de Paris, La Providence. Le principe est le suivant : c'est gratuit, on donne ce que l'on veut à la fin. Le spectacle s'appelle Tu ne crois pas si bien rire. C'est assez révélateur du style d'Olivier Sauton, qui manie la langue française avec une dextérité certaine. On sent (avant même qu'il ne le dise à la fin) que son modèle est Pierre Desproges (Sauton est un moraliste, pas uniquement un amuseur), mais j'ai perçu d'autres influences, ou j'ai senti comme une parenté parfois entre son style et celui de Jean-Luc Lemoine (dans le sketch sur les femmes) ou encore celui de Dany Boon (plutôt au niveau de l'attitude, là).
Le spectacle dure un peu plus d'une heure. L'introduction et la conclusion sont soignées, même si cela donne parfois l'apparence de l'improvisation. Sauton a ce talent et sait aussi jouer avec le public. C'est aussi un bon acteur, capable de se mettre rapidement dans la peau de personnages très différents les uns des autres. Un des sketchs marquants est celui consacré à une "racaille" (ouais, une caillera !). J'ai trouvé cela réussi mais de temps à autre j'ai été gêné. Il a beau dire plus tard que cette "caricature" a fait rire des jeunes de cité eux-mêmes (qui ont trouvé que le personnage ressemble -hélas- à des gens qu'ils connaissent), je trouve les ficelles un peu grosses. Il peut encore progresser au niveau de l'écriture. Le meilleur moment est celui durant lequel il incarne Fabrice Lucchini (beau travail sur la gestuelle et les mimiques) : c'était tellement criant de vérité qu'une personne assise près de moi, à qui le nom de Luchini ne disait rien (ça existe, oui), a rapidement compris de qui il s'agissait (elle l'avait déjà vu à la télévision). Dans ce sketch de folie, il est question de La Fontaine ("La tortue et les deux canards"), de théâtre, de la vie aussi (incidemment, Sauton parle de lui à travers tous ces personnages).
A la sortie, je voulais lui laisser 10 euros (comme quoi je ne suis pas trop radin), mais, comme j'avais donné un bon pourboire au resto où j'avais mangé avant le spectacle, il ne me restait plus que de la monnaie (l'équivalent du prix d'une place de cinéma)... Tout ça pour dire que son numéro vaut le détour. Par contre je n'ai pas vu le deuxième spectacle qu'il joue (avec un sketch en commun avec le premier, celui sur Lucchini).
11:00 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : *de tout et de rien*
samedi, 07 octobre 2006
On n'est pas couché(s)
Jeudi 5 octobre 2006, j'ai assisté à l'enregistrement de l'émission de Laurent Ruquier, au Moulin rouge (en fait, dans une salle annexe transformée en plateau télé). Il fallait se présenter à 19h (après avoir réservé). On avait droit à un sandwich et une boisson non alcoolisée (merci !) pour patienter... mais aussi parce que la soirée allait être longue ! La grande faille dans l'organisation réside dans le petit nombre de cabinets de toilette (2 pour tous les spectateurs... bon, ça va, j'ai une vessie et une prostate qui tiennent la route). En salle, on ne choisit pas forcément sa place, même si ce n'est pas aussi planifié que je m'y attendais. Les vieux se retrouvent quand même très majoritairement en haut des gradins, les jeunes au premier rang. Quelques canons sont placés au niveau du deuxième ou troisième rang, histoire d'agrémenter le champ de vision des caméras fixes. Ensuite débarque le chauffeur de salle, sympathique, qui maîtrise le second degré (il nous apprend à émettre des applaudissements voire des rires "spontanés"). L'enregistrement a démarré à 20h30 environ... et s'est terminé à 2h !!! Trois pauses ont été ménagées (du coup, à la troisième, certains en ont profité pour se casser... Tas de mauviettes !)... A l'occasion de celles-ci, je me suis jeté sur les bouteilles d'eau distribuées : c'est que je cuisais, moi ! J'avais trouvé une petite place sympa, dans un coin, en haut des gradins... juste devant des projecteurs qui n'étaient pas allumés lorsque je suis arrivé. Si cela avait été des lampes à UV, je crois que je serais mort d'un cancer avant la fin de l'enregistrement !
Passons aux intervenants et aux invités. Ruquier m'a paru très professionnel, rigoureux, perfectionniste (j'aime bien sa manière de se reprendre quand il a bafouillé ou quand un imprévu a fait déraper le cours de l'émission). Je n'ai pas compté le nombre de fiches qu'il a utilisées, mais c'était impressionnant (même si c'était sans doute tapé en taille 18 ou 20) ! Presque tout est écrit d'avance et défile sur l'un des deux prompteurs (même une plaisanterie entre Jean-Luc Lemoine et Ruquier). Les rares moments d'improvisation sont liés aux invités et, parfois, à la manière dont Ruquier mène l'entretien. (Petite anecdote : à un moment, un abruti, sans doute en régie, a lancé un vibrant "Allez l'O.M. !" qui s'est entendu jusque sur les gradins où je me trouvais. Les personnes situées sur le plateau n'ont peut-être pas compris les propos mais d'Ormesson et Ruquier ont embrayé aussitôt et ce fut assez drôle.) En général, il rebondit par un jeu de mots. De là où j'étais, je voyais Ruquier de profil, parfois légèrement de dos. Observez bien sa coiffure : elle paraît simple, alors que je suis prêt à parier que c'est le résultat d'un savant travail. De manière générale, je dirais que Ruquier se bâtit un personnage lisse, au niveau de la coiffure, du visage (toujours un peu poupin) et des vêtements. C'est par la parole qu'il fait émerger les aspérités.
Jean d'Ormesson fut le plus pétillant des invités. Bon, il est prêt à tout pour vendre ses bouquins et profiter un peu du soleil médiatique, mais il est vraiment habile, beau parleur, cultivé... et affûté. Je ne le crois absolument pas quand il affirme ne pas écrire pour vendre. Espèce de vieux faux-jeton ! Par contre, lorsqu'il s'est trouvé assis dans le siège latéral, il a lancé une pique qui a dû toucher plusieurs des personnes présentes ce soir-là : il a déploré un des travers de notre époque, qui met tout sur le même plan, l'inculte et le cultivé, le clinquant et le profond. C'était là une manière de défendre sa boutique, mais aussi de lancer une flèche à quelques gloires transitoires, parmi lesquelles sans doute Titoff.
Celui-là est un beau gosse qui a de l'humour... donc un sale type, soyons clairs. Le problème est qu'il parle. Je suis désolé, mais souvent, il ferait mieux de se taire (sauf quand il balance une blague, drôle en général) : il est assez creux. Heureusement, il y avait Julie Depardieu, si craquante. J'ai appris qu'elle s'était fait refaire le nez. A priori, je n'aime pas trop la chirurgie esthétique mais je pense qu'elle a eu raison de vouloir se débarrasser du "nez des Depardieu". De là à vouloir tout refaire d'ici quelques années... Julie, voyons, tu n'en as pas besoin ! Anecdote : son micro était placé au niveau du sein gauche, sur le décolleté de son haut. J'ai compté qu'à au moins quatre reprises, un technicien est venu le replacer (alors que je n'ai pas constaté de problème au niveau du son : on l'entendait très bien !), la dernière fois en fixant ledit micro directement sur le soutien-gorge de Julie ! Vein... Salaud ! En début d'enregistrement, elle était pleine de vie, puis elle s'est effondrée. Cela a commencé par deux éclipses du plateau (pour aller fumer derrière les gradins : de mon côté, on sentait la fumée...). Vu l'état dans lequel elle a fini la soirée, il devait y avoir autre chose que du tabac dans les cigarettes... On l'a vue ensuite s'affaler comme une bouse sur la table (d'Ormesson en a profité pour mater sa poitrine).
Il a été beaucoup question de livres ce soir-là. On a eu droit à des sortes de mémoires du trostskiste Alain Krivine. Le bouquin a été descendu par Polac (un épisode de la guéguerre qui oppose certains altermondialistes à Charlie Hebdo ?), les idées par Zemmour (auquel Krivine a évité de répondre sur le côté "révolutionnaire" de l'économie de marché). Le mini-débat qui s'est engagé n'a servi à rien, sinon, je pense, à suggérer l'idée qu'entre la droite (Zemmour) et l'extrême-gauche (Krivine) se trouve la politique la plus équilibrée. Ruquier serait-il du centre-gauche ? Krivine a quand même suscité des applaudissements quand il a défendu, avec talent, un engagement politique autour de la générosité. Le trostskisme, stade suprême de l'humanisme ?... Ensuite est venu le tour d'un type qui avait volé des tableaux dans des musées. On s'est vite aperçu de l'escroquerie. Malheureusement pour lui, le type n'avait pas la carrure des autres invités. Il s'est mal défendu, d'autant plus qu'il a été attaqué par pas mal de monde. On sentait l'escroc érémiste poussé par l'éditrice avide de réaliser un bon coup. Toutefois, sur la méthode, on lui a fait un procès inéquitable, puisqu'il a été attaqué principalement sur la foi d'un article d'un journaliste de Libération, avec lequel il aurait été en contact quelques années auparavant. Faudrait voir si le gars n'est pas après tout plus sincère qu'il ne paraît. Troisième "livre" de la soirée, le dernier semi-pamphlet de Ted Stanger, un Etats-unien qui vit en France. Il est habile, sait parfois relever des travers, mais, à mon avis, il est foncièrement malhonnête : il me semble qu'il cherche à attribuer aux fonctionnaires (pas forcément toujours irréprochables, là-dessus on est d'accord) tout ce qui va mal... et tout ce qu'il lui est arrivé de dérangeant. Bonjour le bouc émissaire. Ruquier lui a taillé un costard, sans trop fouiller. Le plus drôle est que Stanger s'est présenté comme "liberal"... au sens américain du terme (sans que quelqu'un prenne la peine de le préciser), c'est-à-dire "démocrate". Il s'est déclaré proche de Dominique Strauss-Kahn. Il n'est pas sûr que l'expression de ce soutien survive au montage... Polac a recommandé un livre consacré à un faussaire, qui a fait des Vermeer criants de vérité. Mais le seul livre présenté ce soir-là que j'aurais envie de lire est celui d'Isabelle Alonso. Malheureusement, elle est passée en fin d'émission. Peut-être Ruquier a-t-il voulu ainsi limiter les accusations de copinage. En tout cas, je vais peut-être acheter L'exil est mon pays. On peut le qualifier de fiction autobiographique. Il est question de migration, d'identité, de mélange... autant de thèmes qui font écho à ce qu'ont vécu des familles venues d'Espagne (cas d'Alonso), mais aussi du Portugal, d'Algérie, du Maroc, d'Italie, de Pologne etc. C'est aussi une histoire qui peut parler à ceux qui sont issus d'une famille biculturelle française : occitane, bretonnante, alsacienne... On n'était donc pas trop étonnés de voir débarquer le député Lassale (du Béarn), et de l'entendre causer occitan. A part cela, il n'a pas dit grand chose, sauf sur la réintroduction des ours. Je partage son point de vue concernant le caractère autoritaire de la décision des lâchages, mais je le trouve un peu timoré (c'est un "centriste"... ça veut dire qu'il a le cul entre deux chaises et qu'il aimerait bien gagner sur tous les tableaux... il est allé serrer la main de Krivine avant que celui-ci ne quitte -discrètement- le studio, sans doute par courtoisie). Il a omis d'aborder le contexte de la disparition des bergers. Si les humains et les chiens sont moins nombreux à garder des troupeaux de plus en plus volumineux, ceux-ci deviennent des proies faciles pour un ours affamé. Je sais bien que je ne résouds rien en disant cela, mais il est quand même plus honnête de discuter de tous les aspects d'un problème.
Quand Lassale a causé occitan (pardon béarnais, c'est une variable de l'occitan... à moins qu'il faille affirmer que l'occitan n'existe pas en tant que langue, mais bon, je rengaine ma bombe atomique), il a dialogué avec un revenant : Marcel Amont. Je crois qu'une bonne partie du public présent ce soir-là ne savait pas qui il était. C'est quand on s'est mis à fredonner certaines de ses anciennes chansons qu'on s'est rendu compte qu'il faisait partie du patrimoine musical français. On nous la rejoue "Henri Salvador sur le retour" (Salvador, c'est quand même autre chose), avec la même tendance jazzy. Du coup, Marcel Amont n'a pas été égratigné, ni contredit quand il a affirmé avoir bien vécu toutes ces années de disgrâce médiatique, quand il gagnait sa croûte à coups d'animations bas de gamme et de soirées un peu ringardes.
Le cinéma constituait l'autre gros morceau de cette soirée. Dès le début, il a été question de L'homme de sa vie (faut-il y voir un choix de Ruquier ?). Charles Berling a bien défendu le film (qui ne m'emballe pas des masses a priori) et j'ai particulièrement apprécié son propos sur les communautarismes et le fait de vouloir à tout prix ranger les gens dans une catégorie. Je l'ai vu tirer une sacrée tronche quand Jean-Luc Lemoine a (brillamment) tourné le trotskisme en dérision (lorsque Krivine est passé sur le grill). Julie Depardieu était là pour faire la promo de Poltergay : une comédie un peu bas du plafond, mais que je compte aller voir ! Etonnant que Clovis Cornillac n'ait pas été là. Aurait-il snobé l'émission ? Est-il d'avis que ce film fait un peu tache sur sa cinématographie ? Ruquier a-t-il préféré inviter Julie Depardieu ? Etait-elle la seule disponible ce soir-là, à cet horaire-là ? En fin d'émission, Anémone est venue présenter un film dont j'ai oublié le titre (trop fatigué). Mais je n'ai pas oublié le gadin qu'elle a pris en arrivant sur le plateau ! Plus de peur que de mal heureusement. Cela sera peut-être coupé au montage. Si c'est le cas, on laissera sans doute subsister le trébuchement qu'elle provoque en se déplaçant vers le siège latéral. Ce fut un moment sympa, d'autant plus que le chien de l'actrice est venu se mêler à la fête. De ma place, je le voyais au centre du plateau : la pauvre bête voulait juste ne pas être séparée de sa maîtresse. Si vous souhaitez savoir d'où vient le personnage de Thérèse du Père Noël est une ordure, regardez l'émission.
De manière générale, j'ai eu l'impression d'assister à une sorte de marché médiatique. Ils sont tous venus vendre leur soupe, avec plus ou moins de talent, plus ou moins de subtilité. Le plus drôle est que la majorité de ces mercantiles est de gauche (et très contestataire vis-à-vis de l'économie de marché). Autre remarque : visiblement, le stress est très répandu dans le "chobiz" : les pauses ont été l'occasion d'une ruée sur les cigarettes (ruée des invités et des animateurs, pas du public, non mais !). Ruquier lui-même en a allumé une (à la troisième pause sauf erreur de ma part). Il faut dire que les conditions de l'enregistrement ont parfois pu l'agacer : les incidents ou approximations techniques ont été fréquents. Les gars de la régie ont dû se prendre un beau savon...
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samedi, 17 décembre 2005
La panthère rose
Je me suis offert le coffret qui contient, en quatre DVD, les dessins animés de la série (des années 1960 aux années 1980)... pour environ 30 euros seulement ! Je picore petit à petit et je suis sous le charme, comme il y a bien des années... le recul de l'adulte en plus ! Grâce au DVD, j'ai la possibilité de regarder le tout en version originale sous-titrée, ce qui m'a permis de trouver la réponse (ou un début de réponse) à une question que je m'étais posée à l'époque : quel est le sexe de la panthère ? De par son mode de vie et la plupart des aventures qui lui arrivent, on peut déduire que c'est un homme. Mais, sur le générique, on le voit assez féminin. Alors, homosexuel ? Ou tout simplement hors normes ? Dans les rares dialogues de la série, il est fait référence à la panthère avec le pronom "He", ou l'interpellation "boy". Donc, un homme. Mais je n'en suis encore qu'au premier DVD (qui couvre les années 1960). Dans mon souvenir, certains des épisodes les plus tardifs présentent la panthère sous un jour plus féminin.
En tout cas, c'est toujours aussi drôle, "nonsense" à la clé ! C'est aussi caustique, pointant bien des abus comportementaux qui n'ont pas disparu.
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vendredi, 18 novembre 2005
Gros dégueulasse
Ce matin, à jeun, j'ai eu envie de manger des noix. Cela tombait bien : j'en avais acheté deux jours auparavant. Je partais pour en grignoter 3-4... finalement j'en ai enfourné une quinzaine.
Par la suite, je me suis retrouvé à pianoter devant mon ordinateur. J'ai ressenti le désir de libérer quelques gaz superflus. Horreur et consternation ! Je me suis bien vite rendu compte qu'il ne s'agissait pas de gaz ! Je me suis précipité aux toilettes, ai enlevé ce qu'il fallait enlever. Trop tard ! Certes, la cuvette des wécés a recueilli l'essentiel de la substance post-digestive semi-liquide, mais mon caleçon avait dégusté ! J'ai nettoyé le plus gros et, comme j'avais une machine à mettre en route, je l'ai d'abord aspergé de nettoyant. J'ai eu la bonne idée de regarder aussi ma culotte de survêtement (oui, le matin, chez moi, je me la joue "cool et pas sexy"), à laquelle je dus administrer le même traitement (bien que les conséquences fussent moins graves).
La machine en route, je regagnai mon bureau. Enfer et damnation ! Mon siège avait été attaqué ! Je puis vous assurer que le marron foncé se détache parfaitement bien sur un fond rouge ! Je fis assaut de produits nettoyants et d'huile de coude... A l'heure qu'il est, le siège semble avoir retrouvé un aspect normal. Faut que j'aille vérifier le linge, à présent.
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dimanche, 16 octobre 2005
En avant, marche !
Les 4x4 ont tendance à me les briser. Dernière ânerie à porter au "crédit" des conducteurs (du moins de certains d'entre eux) de ces véhicules : le saccage des chemins de randonnée. Que voulez-vous, la rando, c'est pas assez cool, il faut marcher, souvent assez longtemps (pas de bon circuit qui soit parcourable en moins de 1h30... et encore... une marche digne de ce nom prend dans les trois heures au minimum), parfois dans la boue (saleté de temps !!), ça monte, ça descend, ce n'est pas toujours bien indiqué, alors, s'il faut faire demi-tour en plus... ben oui, c'est le pied ! Eh bien, pour nos quatre-quatreurs, non ! J'en ai vu emprunter des chemins de rando en voiture !! C'est possible dans de nombreux cas : les chemins de randonnée sont aussi utilisés par les forestiers et les bûcherons ; ils sont donc suffisamment larges pour que leurs véhicules tout-terrain passent... et donc aussi les 4x4 des blaireaux. Aujourd'hui, j'ai croisé un couple qui venait de faire une pause pour admirer le paysage... avant de repartir plein gaz. Rien de tel pour s'oxygéner les poumons, je vous le dis !
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